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VENEZUELA

Venezuela : le président Nicolas Maduro autorisé à gouverner par décrets

Le président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas lors d'une cérémonie marquant le deuxième anniversaire de la mort d'Hugo Chavez, le 5 mars 2015.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas lors d'une cérémonie marquant le deuxième anniversaire de la mort d'Hugo Chavez, le 5 mars 2015. Juan Barreto, AFP
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Les parlementaires vénézuéliens ont accordé dimanche au président Nicolas Maduro le pouvoir de gouverner par décrets, sous prétexte de défendre le Venezuela contre l'ingérence des États-Unis, qui dénoncent son autorité et ses méthodes.

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Le parlement vénézuélien a autorisé, dimanche 15 mars, le président Nicolas Maduro à gouverner par décrets pour le reste de l’année afin, dit-il, de défendre le Venezuela contre une ingérence des États-Unis dans les affaires du pays.

Lors d’une séance houleuse à l’Assemblée nationale, les députés du Parti socialiste – disposant de la majorité – ont adopté un texte présenté comme une réponse aux déclarations américaines accusant le Venezuela de constituer une menace pour la sécurité.

"Ils (les États-Unis) veulent plonger les mains dans la richesse du Venezuela, exactement comme ils le font dans d’autres pays", a affirmé la députée Tania Diza en présentant le projet de loi.

La supposée ingérence des États-Unis : un prétexte ?

Des députés de l’opposition ont expliqué lors d’interventions à la tribune de l’assemblée que Nicolas Maduro ne faisait qu’exploiter une situation diplomatique tendue avec Washington pour accroître le champ de ses pouvoirs, pour justifier la répression et détourner l’attention publique des problèmes économiques. Le pays connaît la plus forte inflation d’Amérique du Sud et doit faire face à une pénurie de certains produits de base, notamment médicaux et alimentaires.

Élu en 2013 après la mort du leader Hugo Chavez, Nicolas Maduro a vu sa cote de popularité décliner avec la crise économique. Les instituts de sondage estiment toutefois qu’il pourrait inverser cette tendance en jouant sur le sentiment patriotique des électeurs à la faveur des tensions actuelles avec les États-Unis.

Avec Reuters

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