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PAKISTAN

Le Pakistan pend douze condamnés à mort en une journée

La famille d'un condamné à mort effondrée après son exécution.
La famille d'un condamné à mort effondrée après son exécution. Rizwan Tabassum, AFP
3 mn

Douze condamnés ont été pendus mardi au Pakistan, le plus grand nombre d'exécutions depuis la levée du moratoire sur la peine capitale en décembre dernier. Au cours des trois derniers mois, 37 personnes ont été exécutées.

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Douze personnes ont été pendues mardi 17 mars au Pakistan, le plus important nombre d'exécutions en une seule journée depuis la levée en décembre dernier du moratoire sur la peine capitale, qui était en vigueur depuis 2008.

Deux condamnés ont été pendus à Karachi (sud), deux à Rawalpindi (nord), ville voisine de la capitale Islamabad, et huit dans le centre de la province du Pendjab (est), ont précisé des responsables. Ces dernières pendaisons portent à 37 le nombre d'exécutions depuis la mi-décembre au Pakistan.

Les autorités pakistanaises avaient partiellement levé le moratoire sur la peine de mort pour les seules affaires de terrorisme, en réponse au raid des Taliban contre une école de Peshawar, qui a fait 154 morts le 16 décembre dernier, avant de le lever complètement la semaine dernière.

>> À lire sur France 24 : "Tuerie de Peshawar : le Pakistan prévoit d'exécuter 500 condamnés à mort"

8 000 condamnés à mort

Selon les autorités carcérales, les condamnés pendus mardi avaient été impliqués dans des affaires de meurtres ou de viols, remontant parfois aux années 90, ou jugés par des tribunaux antiterroristes. Selon Amnesty International, environ 8 000 condamnés à morts croupissent actuellement dans les prisons pakistanaises. Et d'après les autorités locales, environ 1 000 d'entre eux ont épuisé tous leurs recours juridiques.

Au Pakistan, un condamné à mort ayant épuisé tous ses recours juridiques, incluant la grâce présidentielle, peut en dernier ressort obtenir le pardon de la famille de sa victime. Deux exécutions initialement prévues mardi ont ainsi été suspendues après que les condamnés eurent été pardonnés à la dernière minute.

Statut GSP+ menacé

Des diplomates de l'Union européenne avaient rencontré la semaine dernière à Islamabad des cadres des affaires étrangères pakistanaises. Ils leur ont fait part de leur préoccupation quant au retour de la peine de mort au pays, un enjeu aussi lié à des considérations économiques.

L’an dernier, le Pakistan avait obtenu de l'Union européenne le statut "GSP+" (lien en anglais) qui exempte de taxes ses exportations de textile en s'engageant, entre autres, à maintenir son moratoire sur la peine de mort, en vigueur depuis 2008.

Avec AFP
 

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