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Massacre de Srebrenica : sept ex-policiers arrêtés par la Serbie

Des femmes cherchent des tombes de leurs proches dans le cimetière de Potocarion, près de Srebrenica en Bosnie, en juillet 2014.
Des femmes cherchent des tombes de leurs proches dans le cimetière de Potocarion, près de Srebrenica en Bosnie, en juillet 2014. Elvis Barukcic, AFP

Sept ex-membres de la police serbe de Bosnie ont été arrêtés par les autorités pour leur rôle dans le massacre de Srebrenica, en 1995. C'est la première fois que des individus accusés d'avoir personnellement participé à la tuerie sont interpellés.

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La police serbe a arrêté sept hommes accusés d’avoir pris part au massacre de musulmans à Kravica, dans la région de Srebrenica en juillet 1995. Ils faisaient partie d'une unité spéciale de la police serbe de Bosnie. Ces suspects sont inculpés pour "crimes de guerre contre la population civile", ont précisé les autorités serbes dans un communiqué.

Plus de 1 000 hommes et adolescents musulmans avaient été exécutés sommairement dans un entrepôt agricole de Kravica après la prise de l'enclave de Srebrenica par les forces serbes de Bosnie. En tout, près de 8 000 personnes avaient été tués dans cette zone de l’est de la Bosnie, à quelques mois de la fin de la guerre. Ce massacre, le plus grave en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, a été qualifié depuis de génocide par la justice internationale.

Des avancées judiciaires

"Il est important de souligner que c'est la première fois que le bureau de notre procureur s'occupe de ces tueries de masse de civils et de prisonniers de guerre à Srebrenica", a expliqué le procureur serbe Bruno Vekaric à l'agence Associated Press (AP).

Selon AP, la Serbie avait jusque là seulement arrêté des hommes qui n'avaient pas directement participé au massacre. En 2011, ce pays des Balkans avait notamment interpellé l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic et l'avait transféré vers le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), où il actuellement inculpé pour génocide avec le chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic.

Ces dernières arrestations ont été permises par le gouvernement serbe en raison de "sa volonté d’entrer dans l'Union Européenne", selon AP. Ce sujet est toujours très sensible dans ce pays, où beaucoup de Serbes considèrent toujours ces anciens chefs de guerre "comme des héros" et pensent qu'ils sont les "victimes d’un complot des pays occidentaux".

Pour le moment, le TPIY a mis en examen 20 accusés au total pour le massacre de Srebrenica. Fin janvier, le tribunal international a confirmé en appel les condamnations à perpétuité de deux anciens responsables serbes de Bosnie, l'ancien lieutenant-colonel Vujadin Popovic et l'ancien colonel Ljubisa Beara.

Avec AFP et AP

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