Accéder au contenu principal

Moscou renforce son emprise sur l'Ossétie du Sud

Vladimir Poutine (à droite) et Leonid Tibilov le 18 mars au Kremlin à Moscou
Vladimir Poutine (à droite) et Leonid Tibilov le 18 mars au Kremlin à Moscou Maxim Shipenkov, AFP

Vladimir Poutine a scellé, mercredi, une série d'accords avec le dirigeant d'Ossétie du Sud Leonid Tibilov en vue d'étendre son contrôle sur la région sécessionniste géorgienne. Un accord que Tbilissi et les Occidentaux condamnent avec force.

PUBLICITÉ

Pour la Géorgie, c’est un nouveau "pas vers l’annexion" de son territoire. La Russie a signé, mercredi 18 mars, une série d'accords avec la région séparatiste géorgienne de l'Ossétie du Sud visant à étendre son contrôle sur ce territoire. Une décision que condamnent Tbilissi et les Occidentaux et qui intervient un an jour pour jour après la signature par Moscou du traité d'intégration de la péninsule ukrainienne de Crimée à la Russie.

"Cet accord historique [...] permettra la création d'un espace commun de défense et de sécurité entre nos deux pays et le libre franchissement des frontières par les citoyens des deux pays", a déclaré Vladimir Poutine après avoir signé ce document avec le dirigeant ossète Leonid Tibilov.

L’accord sur "l'alliance et l'intégration" de cette petite région séparatiste où le Kremlin stationne plusieurs milliers de soldats depuis sa guerre contre la Géorgie en 2008, comprend des volets économiques et sociaux, mais aussi une coopération militaire. La Russie allouera notamment un milliard de roubles (15 millions d'euros) en 2016 à l'Ossétie du Sud.

Viol de "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie"

Face à ce rapprochement, de hauts responsables géorgiens ont vivement critiqué cet accord, similaire à celui signé avec l'autre république séparatiste géorgienne d'Abkhazie en novembre, le qualifiant de "quasi annexion".

Les États-Unis et l'Union européenne ont fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient pas le traité, qui, pour Bruxelles, est une "mesure allant à l'encontre des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité de la région". L'accord "viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie" et porte atteinte "aux principes du droit international, à ceux de l'OSCE et aux engagements internationaux de la Russie", a fait savoir Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan.

La Russie avait reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud à l'issue de la brève guerre qui l'a opposée à la Géorgie en août 2008. Moscou a depuis installé des bases militaires dans ces deux régions, ce qui a été qualifié d'occupation par la Géorgie.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.