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L'EI revendique l'attentat meurtrier au musée du Bardo à Tunis

L'attaque au musée du Bardo a fait au moins 21 morts, mercredi 18 mars.
L'attaque au musée du Bardo a fait au moins 21 morts, mercredi 18 mars. Salah Habibi, AFP

L'EI a revendiqué jeudi, dans un enregistrement audio, l'attentat mené la veille contre le musée du Bardo à Tunis, qui a fait 22 morts, dont 21 touristes étrangers. Le groupe a menacé le pays de nouvelles attaques.

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L'organisation de l'État islamique (EI) a revendiqué, jeudi 19 mars, l'attentat qui a coûté la vie mercredi à 22 personnes, dont 21 touristes étrangers, au musée du Bardo, au cœur de Tunis.

Dans un enregistrement audio, l'EI rend hommage deux assaillants et les qualifie de "chevaliers de l'État islamique". Le groupe terroriste menace également la Tunisie d'autres attaques, affirmant qu'il ne s'agissait que "du début".

"L'EI précise que les deux assaillants étaient des Tunisiens, pas des étrangers, il précise aussi que c'est le musée du Bardo qui était visé, pas le Parlement", a commenté Wassim Nasr, journaliste de France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes. Les terroristes ont apporté cette précision "pour démontrer qu'ils ont réussi à créer une brèche dans le dispositif sécuritaire autour du parlement", a-t-il souligné.

Selon lui, c'est la première fois que l'EI montre sa présence en Tunisie. "Jusque là, il n'y avait qu'Al-Qaïda qui était actif", rappelle Wassim Nasr. "Désormais, l'EI est implanté en Tunisie, au-delà de l'Égypte, au-delà de la Libye, au-delà du Nigeria avec l'allégeance de Boko Haram."

Le spécialiste analyse : "On sait très bien que les Tunisiens sont très actifs dans les rangs de l'EI, que ce soit en Irak, en Syrie ou même en Libye, qu'ils ont des postes de commandement parfois importants, au niveau militaire, au niveau religieux".

Wassim Nasr rappelle sur son compte Twitter que l'attaque du musée du Bardo est la plus meurtrière menée contre des Occidentaux depuis la création de l'EI.

Les auteurs de l'attaque, qui ont été tués lors de l'assaut des forces de l'ordre, ont ouvert le feu sur les touristes alors qu'ils descendaient de leur bus. Neuf personnes ont été interpellées jeudi, accusées d’avoir été en relation avec les deux terroristes.

Au lendemain de l'attentat, des centaines de Tunisiens se sont rassemblées à Tunis à l'appel d’une trentaine d'associations et syndicats, au nom de "l'unité nationale dans la lutte contre le terrorisme".

Avec AFP et Reuters

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