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Attentats au Yémen : une "catastrophe absolue" selon Fabius

Laurent Fabius (à droite) accompagné de Bernard Cazeneuve au Mont-Saint-Michel le 21 mars.
Laurent Fabius (à droite) accompagné de Bernard Cazeneuve au Mont-Saint-Michel le 21 mars. Damien Meyer, AFP

Au lendemain des attentats revendiqués par l'EI qui ont frappé vendredi la capitale du Yémen, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est dit très préoccupé par la situation du pays dans lequel "la crise s'aggrave chaque jour".

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"Une catastrophe absolue", c’est en ces termes que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a qualifié samedi 21 mars la situation au Yémen. La veille, des attentats visant des mosquées de la capitale, Sanaa, ont fait au moins 142 morts. Dans l'après-midi, l'organisation de l'État islamique (EI) a revendiqué ces attaques, ont indiqué l'AFP et Reuters, citant des sites jihadistes.

"C'est un drame absolu. Vous avez vu la folie meurtrière, maintenant plus de cent personnes tuées, et avec un conflit qui est à la fois chiites/sunnites et en même temps se complique", a déclaré le ministre à la presse en marge d'un déplacement au Mont-Saint-Michel, où il était venu défendre le tourisme français à l'occasion de la "marée du siècle".

"Ca fait partie de ces pays où la crise s'aggrave chaque jour", a ajouté Laurent Fabius aux côtés du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "Il faut demander que le conseil de sécurité des Nations unies, qui a envoyé un émissaire particulier (Jamal Benomar, NDLR) puisse arriver à établir une situation qui évite à la fois la partition, parce que c'est l'un des grands risques, et qui permette de rétablir une situation ordinaire", a-t-il ajouté.

Rumeurs sur la libération d’Isabelle Prime

Le ministre en a profité pour démentir les rumeurs faisant état ces derniers jours d'une libération de la Française Isabelle Prime, enlevée le mois dernier au Yémen. "Je tiens à dire, puisqu'il y a des bruits qui concernent notre compatriote Mme Prime, qu'au moment où je vous parle, ces bruits ne sont pas confirmés", a-t-il indiqué.

Interrogé sur le sort de la jeune femme âgée de 30 ans, il s'est borné à déclarer : "Il faut faire preuve toujours dans ces affaires à la fois de beaucoup de détermination et de beaucoup de discrétion".

Isabelle Prime, qui travaillait pour une société sous-traitante d'un programme en partie financé par la Banque mondiale, et son interprète yéménite, Chérine Makkaoui, ont été enlevées le 24 février à Sanaa par des hommes déguisés en policiers.

Des chefs tribaux et des miliciens chiites houthis, qui contrôlent Sanaa depuis fin janvier, ont été sollicités pour obtenir la libération des deux femmes, mais l'absence d'autorités légitimes dans la capitale et le départ des diplomates occidentaux compliquent les recherches.

Avec AFP

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