SÉNÉGAL

Le fils de l'ex-président Wade désigné candidat à la présidentielle sénégalaise

Une supportrice de l'opposition sénégalaise tient un portrait de Karim Wade, le 4 février 2015 à Dakar.
Une supportrice de l'opposition sénégalaise tient un portrait de Karim Wade, le 4 février 2015 à Dakar. Seyllou, AFP

Le fils de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade a été désigné samedi candidat à la présidentielle par l'ex-parti au pouvoir PDS. Cette nomination intervient à deux jours d'une décision de justice le concernant dans une affaire de corruption.

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Karim Wade a beau être en détention préventive depuis avril 2013, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a tout de même décidé, samedi 21 mars, de nommer le fils de l'ancien président du Sénégal Abdoulaye Wade comme son candidat pour la prochaine élection présidentielle, dont la date n'est pas encore connue.

Cette décision qui intervient à deux jours du verdict du tribunal qui juge Karim Wade pour "enrichissement illicite et corruption". Le fils de l'ex-président est accusé d'avoir illégalement acquis 178 millions d'euros par le biais de montages financiers complexes du temps où il était conseiller puis ministre de son père, ce qu'il nie.

Alors qu'au moins huit candidats étaient en lice, "Karim Wade a été choisi par 257 délégués sur 268. Il a été désigné candidat" du PDS pour la présidentielle, a affirmé à l'AFP Tafsir Thioye, membre de la commission du PDS chargée de recueillir les candidatures. Ses propos ont été confirmés par Lamine Bâ, un responsable de la section jeunes.

Président du Sénégal de 2000 à 2012, Abdoulaye Wade, 88 ans, a assisté au congrès du parti, dont il est le secrétaire général.

>> À lire sur France 24 : Devant les juges, Karim Wade se considère "prisonnier politique"

Karim Wade est jugé depuis le 31 juillet 2014 par une Cour spéciale, dont le jugement est attendu lundi. Le parquet a requis sept ans de prison ferme, et une privation des droits civiques.

Des observateurs estiment que la désignation de Karim Wade permet à son camp d'asseoir ses critiques contre un procès qu'il juge "politique", destiné à écarter Karim Wade de la route de l'actuel président Macky Sall vers un second mandat.

Le chef de l'État a dit mardi ne pas craindre une éventuelle candidature de Karim Wade, sans le nommer : "S'il y a un candidat plus fort que moi que les Sénégalais vont désigner, on en prendra acte".

Avec AFP

 

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