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Le président ivoirien Alassane Ouattara candidat à la présidentielle d’octobre

Les partisans d'Alassane Ouattara l'ont désigné comme candidat à la présidentielle, lors du congrès du Rassemblement des Republicains, le 22 mars 2015 à Abidjan.
Les partisans d'Alassane Ouattara l'ont désigné comme candidat à la présidentielle, lors du congrès du Rassemblement des Republicains, le 22 mars 2015 à Abidjan. Sia Kambou, AFP

Grand favori à sa propre succession, le président ivoirien Alassane Ouattara a été officiellement désigné dimanche pour représenter son parti, le "Rassemblement des républicains", à la présidentielle d'octobre.

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Le président ivoirien Alassane Ouattara a été officiellement désigné, dimanche 22 mars, candidat de son parti à l'élection présidentielle d'octobre. Une échéance électorale cruciale pour la Côte d’Ivoire, qui sort d'une décennie de crise politico-militaire.

À l'issue de son congrès, le "Rassemblement des républicains" (RDR) a "désigné le Dr Alassane Ouattara, économiste, candidat du RDR" à la présidentielle, a déclaré la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la Famille et de la Femme, Anne-Désirée Ouloto.

Une dizaine de milliers de sympathisants s'étaient réunis dimanche pour encourager leur champion. Le palais des sports de Treichville, un quartier d'Abidjan, avait été pris d'assaut pour un congrès extraordinaire aux allures de plébiscite.

Grand favori du scrutin d'octobre

Avant même sa désignation officielle, les quelque 6 000 délégués de son parti avaient fait de l'actuel président leur champion par acclamation.

"Le bilan du président Alassane Ouattara en moins de trois ans, est palpable, sensible et visible", avait lancé Amadou Soumahoro, secrétaire général du RDR, peu après 17H00 (locale et GMT). "Au vu de ce bilan positif, avait-il poursuivi, il nous faut renouveler notre confiance au président Ouattara, en lui donnant un second mandat. Vous êtes, oui ou non, d'accord pour lui donner un second mandat?". "Oui! Oui!" avaient répondu en chœur les 6 000 délégués avant de se réunir à huis clos.

Alassane Ouattara, 73 ans, n'avait pas de concurrent pour l'investiture dans son propre parti. Et face à une opposition divisée, il part également grand favori du scrutin d'octobre.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), allié du RDR, ayant décidé de ne pas présenter de candidat pour garantir la victoire du président sortant, ce qui a provoqué la colère de certains de ses cadres. Quant au Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo dont des cadres sont inquiétés par la justice, on ne sait s'il présentera un candidat.

>> À voir sur France 24 : Une coalition anti-Ouattara voit le jour en Côte d'Ivoire

Réussite économique mais réconciliation inachevée

Après une décennie de crise politico-militaire marquée par une partition du pays, cet ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) peut se vanter d'une vraie réussite économique en quatre ans au pouvoir. Sous sa houlette, la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a retrouvé une forte croissance, d'environ 9% annuels entre 2012 et 2014, soutenue par un investissement public fort. Le troisième pont enjambant la lagune d'Abidjan, chantier monumental, symbolise les réussites de ce premier mandat.

L’opposition ivoirienne, elle, critique une mauvaise répartition des fruits de la croissance

Si Alassane Ouattara peut se flatter d'avoir accompagné l'apaisement de la Côte d'Ivoire. Son bilan en matière de réconciliation reste critiqué. La commission "Vérité et réconciliation", censée provoquer une catharsis par l'audition de victimes et de leurs bourreaux, après les violences postélectorales de décembre 2010-mai 2011 qui ont fait plus de 3 000 morts, n'a débouché sur rien de concret.

>> À voir sur France 24 : Côte d'Ivoire, le processus de réconciliation remis en cause ?

De même, aucun cadre pro-Ouattara n'a été inquiété pour son rôle dans la récente crise alors que les deux camps ont commis des exactions, nourrissant les accusations de "justice des vainqueurs". L'ex-Première dame Simone Gbagbo a été condamnée le 10 mars à 20 ans de prison pour "attentat à la sûreté de l'État", au terme d'un procès critiqué par des défenseurs de droits de l'Homme.

Alassane Ouattara est également accusé par ses détracteurs de "verrouiller" le processus électoral, selon les termes de l'ex-président de l'Assemblée nationale sous l'ère Gbagbo, Mamadou Koulibaly, qui dénonce une volonté de "se garantir une victoire trop facile".

Avec AFP

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