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Yémen : réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, Washington évacue son personnel

Soldats yémenites devant l'ambassade américaine le 4 mars 2015.
Soldats yémenites devant l'ambassade américaine le 4 mars 2015. Mohammed Huwais / AFP

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit dimanche pour examiner la situation au Yémen à la demande du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Les États-Unis ont, eux, décidé d'évacuer tout le personnel américain du pays.

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Devant l'insécurité grandissante au Yémen, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dimanche 22 mars pour examiner la situation. Après un attentat qui a fait 142 morts vendredi, les États-Unis ont décidé d'évacuer tout leur personnel du pays.

Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s'exprimait samedi au lendemain des premiers attentats revendiqués au Yémen par le groupe extrémiste sunnite organisation de l'État islamique (EI), a promis de combattre l'influence de l'Iran chiite au Yémen. "L'extrémisme chiite, représenté par les Houthis, et l'extrémisme sunnite, représenté par Al-Qaïda, sont les deux faces d'une même pièce qui ne souhaitent ni le bien ni la stabilité du Yémen", a déclaré le chef de l’État, dont l'autorité est contestée par ces deux groupes.

Dans son premier discours télévisé depuis sa fuite le mois dernier à Aden (sud), le président Hadi s’est également engagé à tout faire pour que ce soit "le drapeau de la République du Yémen (qui) flotte sur les montagnes de Maran (bastion des Houthis) à Saada (nord), et non pas le drapeau iranien".

"Mansour Hadi représente l'autorité légitime"

Face au chaos grandissant, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira dimanche après-midi en urgence à la demande de M. Hadi, ont indiqué samedi des diplomates.

Le Conseil avait publié vendredi une déclaration dénonçant les raids aériens menés contre le palais présidentiel à Aden et l'aéroport international de la ville et soulignant que "le président Abd Rabbo Mansour Hadi représente l'autorité légitime".

Le Yémen s'enfonce ainsi un peu plus dans le chaos, avec une grave crise politique, un territoire morcelé et des violences impliquant plusieurs groupes armés, dont les Houthis et le réseau sunnite Al-Qaïda.

Al-Qaïda est très actif dans le sud et le sud-est du Yémen, où des affrontements meurtriers (29 morts) ont opposé vendredi à Lahej des combattants du réseau extrémiste et des séparatistes sudistes d'une part aux forces de sécurité d'autre part.

"Catastrophe absolue"

Cette dégradation de la situation a poussé des militaires américains et yéménites à évacuer la base aérienne Al-Anad, dans la province de Lahej, a rapporté une source militaire yéménite.

Des sources militaires ont indiqué que 1 200 membres des forces spéciales pro-Saleh (l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ndlr) étaient arrivés dans une vingtaine de véhicules blindés dans une base militaire à Taëz, ville située sur le chemin d'Aden, distante de seulement 180 km.

Des centaines de personnes ont manifesté devant la base pour demander le retour des forces à Sanaa. Outre la capitale, la milice chiite a étendu son influence sur l'ouest et le centre du Yémen.

La France s'est alarmée de "la catastrophe absolue" au Yémen, appelant l'ONU à agir pour "éviter la partition" alors que le pays à majorité sunnite est dominé au nord par les Houthis et au sud par les pro-Hadi, soutenu par l'Arabie saoudite.

Avec AFP
 

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