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FRANCE

Départementales : la droite domine, le FN s’enracine, le PS trébuche

Depuis Paris, Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP se réjouit de la percée de la droite lors de ces élections
Depuis Paris, Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP se réjouit de la percée de la droite lors de ces élections DOMINIQUE FAGET / AFP
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Vidéo par : Axel MAY
5 mn

L'UMP et ses alliés centristes se sont imposés dimanche en tête du premier tour des élections départementales, devançant le Front national et le Parti socialiste qui paye le prix de la désunion de la gauche.

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Avantage Sarkozy. L'alliance UMP-UDI-MoDem a, selon des résultats définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur, remporté le premier tour des élections départementales, dimanche 22 mars, avec 29,4% des voix. L'UMP apparaît largement en mesure de conserver la quarantaine de départements qu'elle détient déjà, sans concéder aucune perte. Mieux, cette alliance entre la droite et le centre est bien placée pour prendre à la gauche, dimanche prochain, au minimum une quinzaine de départements.

Le FN, avec 25,19%, est arrivé en tête du premier tour dans 43 départements, sur les 98 concernés. La vague bleue marine tant redoutée n’a pas eu lieu – le score du FN est nettement inférieur aux 30% que lui prédisaient plusieurs sondages –, mais les frontistes peuvent toutefois ambitionner de remporter la majorité des sièges dans le Vaucluse (où il devrait s'allier à la Ligue du Sud au second tour), le Gard, l'Aisne, l'Oise et même le Pas-de-Calais.

Symbole de cette avancée inédite, le FN termine premier dans les Côtes d'Armor (19%), un département dirigé par la gauche depuis près de quarante ans. Surtout, le parti d'extrême droite, qui a vu huit de ses candidats l'emporter dès le premier tour, sera présent au second dans près de 1.100 cantons, sur environ 1.900 encore à pourvoir. Marine Le Pen a toutefois affiché sa satisfaction, saluant "l'exploit" de dépasser le score des européennes (24,86%). Le parti frontiste gagne près de 10 points par rapport aux cantonales de 2011.

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Sévère correction pour le PS

Au PS, c’est la déroute à laquelle on s’attendait. Avec un résultat de 21,85%, les socialistes sont largement au-dessus de leur score des européennes de 2014 (14%), mais leur désunion avec le Front de gauche et les écologistes risque de les priver d'un grand nombre de sièges et de présidences départementales, alors que l'union de la gauche détenait 61 départements.

Le parti de François Hollande  – dont le fief corrézien reste menacé de basculer à droite – vit un sérieux coup de semonce, à deux ans de l'élection présidentielle. Ne garder qu'une vingtaine de départements correspondrait au scénario du pire, redouté par l'exécutif.

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La gauche sera d'ores et déjà absente dans 500 cantons au second tour, "dont une centaine que nous aurions pu remporter", s’il n’y avait pas eu division de la gauche, a affirmé le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. Symbole de ce revers : le Nord, qui compte le plus grand nombre de cantons et qui est un bastion de la gauche, est ainsi déjà perdu.

Dans le Pas-de-Calais, le PS résiste et se qualifie dans 22 cantons, sur les 33 pour lesquels un résultat définitif a été donné. Ses candidats affronteront au second tour de nombreux binômes FN : le parti d'extrême droite réalise un quasi sans faute en se qualifiant dans 32 cantons.

Barrage à l'extrême droite

Face à cette nouvelle percée électorale du FN, Nicolas Sarkozy s'est refusé à inciter ses électeurs au vote "républicain". "Les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite et du centre sont réunies", s'est félicité l'ancien président Nicolas Sarkozy. Comme toujours le "ni PS, ni FN" de l’UMP suscite le débat.

Si tous les responsables de gauche ont appelé à faire barrage à l'extrême droite, la réciproque à droite est loin de faire l’unanimité. Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, principal allié de l’UMP, a appelé à "faire barrage à l'extrême droite" avec un "bulletin républicain". François Bayrou (Modem) a lui aussi invoqué les "valeurs" pour justifier son opposition au "ni-ni".

L'abstention, qui avoisine les 49%, est nettement inférieure aux européennes de mai 2014 (57,5%) et des cantonales de 2011 (55,7%).

Avec AFP

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