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SÉNÉGAL

Karim Wade condamné à six ans de prison ferme

Des Sénégalais manifestent pour demander la libération de prisonniers politiques, dont Karim Wade, en octobre 2013.
Des Sénégalais manifestent pour demander la libération de prisonniers politiques, dont Karim Wade, en octobre 2013. Seyllou, AFP
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La justice sénégalaise a condamné Karim Wade à six ans de prison ferme pour "enrichissement illicite" du temps où il était conseiller puis ministre de son père, l'ancien président Abdoulaye Wade. La défense va se pourvoir devant la Cour suprême.

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Jugé depuis l’été dernier pour "enrichissement illicite et corruption", Karim Wade, le fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, a finalement été condamné, lundi 23 mars, à une peine de six ans d'emprisonnement et à une amende de 138 milliards de francs CFA (plus de 210 millions d'euros).

Absent du banc des accusés, Karim Wade a été reconnu coupable du délit d’enrichissement, mais relaxé du chef d’accusation de corruption, selon la décision lue par le président de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale.

La défense de Karim Wade a fait part de son intention de se pourvoir devant la Cour suprême au plus vite. "Dès cet après-midi, nous allons saisir la Cour suprême pour que le jugement soit cassé et annulé", a déclaré Me Mohamed Seydou Diagne à l'AFP, quelques heures après la condamnation de son client.

Le 17 février, le parquet avait requis sept ans de prison ferme, plus de 380 millions d'euros d'amende, une privation de droits civiques et une confiscation de ses biens. Il était accusé d'avoir illégalement acquis 178 millions d'euros par le biais de montages financiers complexes, du temps où il était conseiller puis ministre de son père, ce qu'il nie. Abdoulaye Wade, bientôt âgé de 89 ans, était d'ailleurs présent lundi dans le palais de justice, placé sous haute surveillance.

Un frein à sa carrière politique

Cette condamnation met un coup d’arrêt à ses espoirs pour la présidentielle de 2017. Karim Wade avait en effet été désigné, samedi 21 mars, candidat du principal parti de l'opposition, le Parti démocratique sénégalais (PDS).

"À l’annonce du verdict, les militants du PDS ont fait éclater leur colère devant le palais de justice, criant à un procès politique et estimant que Karim Wade était condamné d'avance", rapporte Sarah Sakho, correspondante de France 24 à Dakar.

"Les avocats du fils de l'ancien président Abdoulaye Wade ont expliqué que Karim Wade était serein et que lui-même s'attendait à cette décision de justice, qu'il n'était pas du tout surpris", ajoute-t-elle.

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Avec AFP et Reuters

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