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Netanyahou présente ses excuses aux Arabes israéliens

Benjamin Netanyahou lors de sa victoire aux élections, le 17 mars.
Benjamin Netanyahou lors de sa victoire aux élections, le 17 mars. Enahem Kahana, AFP

Une semaine après sa victoire aux législatives, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est excusé pour avoir dénoncé le "danger" de la mobilisation massive des Arabes israéliens aux élections du 17 mars.

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Alors qu'il s’apprête à former son prochain gouvernement, Benjamin Netanyahou a tenté de calmer les tensions vis-à-vis de la communauté arabe israélienne, qui représente un cinquième de la population du pays. Le Premier ministre a déclaré lundi regretter d'avoir offensé ces derniers lors des dernières élections législatives.

"Je sais que mes déclarations la semaine dernière ont offensé certains citoyens israéliens et des membres de la communauté des Arabes israéliens. Cela n'a jamais été mon intention. Je présente mes excuses pour cela", a-t-il expliqué lors d'une rencontre avec des représentants de la communauté arabe israélienne dans sa résidence officielle.

"Je me considère comme le Premier ministre de vous tous, celui de tous les citoyens israéliens quels que soient leur religion, leur race ou leur sexe", a-t-il ajouté. 

Quelques heures avant la fermeture des bureaux de vote le 17 mars dernier, Benjamin Netanyahou avait incité les partisans de son parti du Likoud à se rendre aux urnes en tenant ces propos : "Le pouvoir de la droite est en danger. Les électeurs arabes arrivent en masse aux urnes. Les associations de gauche les amènent avec des autobus".

Les déclarations de Benjamin Netanyahou et Ayman Odeh

Des volte-face

Cette déclaration avait suscité des critiques de la part du président américain Barack Obama qui avait dénoncé "un genre de rhétorique contraire à la plus pure tradition israélienne". Le chef d'État américain s'est dit aussi inquiet par rapport aux propos du Premier ministre israélien qui avait, durant la campagne, enterré l'idée d'un État palestinien s'il était réélu. Après sa victoire aux élections, Benjamin Netanyahou avait cependant assuré qu'il n'était en réalité pas opposé à l'idée d'un État palestinien, mais qu'il fallait "que les conditions changent".

Ces revirements n'ont ni convaincu les Américains ni la communauté arabe israélienne. Ayman Odeh, numéro un de la liste arabe qui a obtenu 13 sièges mardi dernier au Parlement, a refusé ces excuses et a demandé au Premier ministre "des actes pour assurer l'égalité".

Avec AFP et Reuters

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