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FOOTBALL

Michel Platini réélu à la tête de l'UEFA

Michel Platini lors du Congrès de l'UEFA, à Vienne, en Autriche, le 24 mars 2015.
Michel Platini lors du Congrès de l'UEFA, à Vienne, en Autriche, le 24 mars 2015. Joe Klamar, AFP
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Seul candidat en lice, l'ancien international français Michel Platini a été reconduit comme président de l'UEFA pour un troisième mandat de quatre ans. Il occupe ce poste depuis 2007.

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C'est par acclamation que Michel Platini a été reconduit, mardi 24 mars, à la présidence de l'UEFA lors du 39e Congrès de cette instance sportive à Vienne. Seul candidat à ce poste, l’ex-triple Ballon d’Or va entamer un troisième mandat de quatre ans.

Lors de sa première élection en 2007, le scrutin avait été beaucoup plus serré pour l’ancien international Français. Il s'était imposé d'une courte tête face au président sortant Lennart Johansson. "En 2007, je m'étais fait élire sur un programme que certains considéraient, non sans un certain mépris d'ailleurs, comme romantique. Tous ensemble, nous avons su montrer que l'on pouvait conjuguer romantisme et réalisme, idéaux et actions", a ainsi rappelé Michel Platini, qui avait aussi été réélu par acclamation en 2011.

"Le capitaine d'une équipe qui gagne"

Selon lui, l'UEFA a réussi "en huit ans le tour de force de quasiment tripler ses revenus tout en ouvrant ses compétitions au plus grand nombre", ce qui "peut créer jalousies ou incompréhensions". À l'issue de la saison 2006-2007, soit une saison engagée avant que Platini ne devienne président, le total des recettes était de 895,5 millions d'euros pour l'UEFA. En 2013-2014, elles ont atteint 1,73 milliard d'euros, avec une progression de 1,8 %, soit 31,5 millions en plus par rapport à la saison précédente. Et les projections pour 2015-2016 font état de 4,6 milliards de recettes, en raison notamment d'un Euro, en France, passant de 16 à 24 équipes.

Devenu le leader incontesté de l'Union européenne des associations de football, l'ex-joueur vedette de la Juventus n'a pas manqué de tacler Joseph Blatter, le président de la Fifa, qui se qualifie souvent lui-même de capitaine. "Je me considère tout simplement comme votre coéquipier. Ou tout au plus votre capitaine. Pas le capitaine d'un navire en pleine tempête qui s'accroche à la barre coûte que coûte. Non. Simplement le capitaine d'une équipe qui gagne", a ainsi déclaré avec ironie Michel Platini, qui a déjà annoncé qu'il ne soutiendra le président de la Fifa, qui brigue un 5e mandat en mai prochain.

Contre le hooliganisme

À l'avenir, Michel Platini promet de s'attaquer encore plus à la violence dans les stades. "Cela faisait très longtemps que nous n'avions pas dû faire face à une telle montée des nationalismes et des extrêmes en Europe. Cette tendance insidieuse, on la retrouve dans nos stades car le football est le reflet de la société", a-t-il déclaré tout en appelant "à une prise de conscience des pouvoirs publics afin d'éviter que nous ne revivions les heures sombres d'un passé pas si lointain, un passé où les hooligans et fanatiques en tout genre faisaient régner la loi dans quelques stades d'Europe".

Selon lui, le meilleur moyen d'y remédier est d'établir un "durcissement des interdictions de stade au niveau européen" et de créer "une police européenne du sport". 

Avec AFP

 

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