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Crise au Yémen : le président Hadi contraint de fuir sa résidence d'Aden

Selon des officiels, le président yéménite aurait quitté le pays. Washington n'a pas donné d'information le confirmant, mercredi 25 mars 2015.
Selon des officiels, le président yéménite aurait quitté le pays. Washington n'a pas donné d'information le confirmant, mercredi 25 mars 2015. AFP

Washington a annoncé mercredi avoir eu un contact téléphonique avec le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, indiquant qu’il avait quitté sa résidence d’Aden mais sans préciser où il se trouvait.

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Les États-Unis ont pu établir mercredi 25 mars un contact téléphonique avec le président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi. Washington a indiqué que le président avait quitté sa résidence d’Aden mais a déclaré ne pas pouvoir dire où il se trouvait actuellement.

"Nous avons été en contact avec lui plus tôt dans la journée. Il n'est plus à sa résidence [...]. Je ne suis pas en mesure de confirmer d'autres détails concernant le lieu où il se trouve", a déclaré la porte-parole du département d'État, Jennifer Psaki. "Concernant son départ, je crois qu'il est clair qu'il est parti volontairement" de sa résidence d'Aden, a-t-elle ajouté.

Risques d’une guerre civile

La porte-parole n’a néanmoins pas précisé si Abd Rabbo Mansour Hadi se trouvait toujours sur le territoire yéménite. "Je n'ai pas de détails sur ses projets", s’est-elle contentée de déclarer, pressée de questions sur la crise au Yémen.

L'aggravation du conflit dans ce pays divisé et pauvre de la péninsule arabique et allié des États-Unis dans la lutte antiterroriste augmente les risques d'une guerre civile. La pression sur le président a augmenté mercredi lorsque des forces alliées aux rebelles chiites se sont emparées de l'aéroport international de la ville d'Aden.

>> À lire aussi sur France 24 : "Le chaos au Yémen porte un coup à lutte des États-Unis contre Al-Qaïda"

Cette ville, capitale du sud, est le fief d’Abd Rabbo Mansour Hadi où il s'était réfugié après la prise de la capitale, Sanaa, début février par les rebelles Houthis, soupçonnés de liens avec l'Iran chiite et l'ex-président Ali Abdallah Saleh. En 2012, ce dernier avait été poussé au départ par une contestation populaire, après 33 ans au pouvoir.

Avec AFP

 

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