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CRASH DE GERMANWINGS

Qui était Andreas Lubitz, le copilote de l'A320 de Germanwings ?

Le copilote du vol de Germanwings, Andreas Lubitz, totalisait 630 heures de vol.
Le copilote du vol de Germanwings, Andreas Lubitz, totalisait 630 heures de vol. Patrik Stollarz, AFP
4 mn

Andreas Lubitz, le copilote responsable du crash du vol de la compagnie Germanwings, était âgé de 28 ans et totalisait 630 heures de vol. Chez Lufthansa, la société mère de Germanwings, on se dit "abasourdi".

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C’est donc le copilote du vol Barcelone-Düsseldorf de Germanwings, Andreas Lubitz, qui a volontairement décidé de provoquer le crash de l’Airbus A320 en déclenchant la descente de l’appareil. Comme l’a affirmé le procureur de Marseille, à ce stade de l’enquête, rien ne permet de connaître les raisons qui l’ont poussé à commettre un tel acte. Mais les premiers détails du passé de ce copilote responsable de la mort de 150 personnes commencent à émerger.

Âgé de 28 ans, Andreas Lubitz travaillait pour la compagnie aérienne Germanwings, une filiale de Lufthansa, depuis septembre 2013, a déclaré une porte-parole de la compagnie allemande. Ce dernier totalisait 630 heures de vol et avait commencé à piloter des avions Germanwings après avoir suivi une formation du centre d’entraînement de Lufthansa dans la ville de Brême.

Andreas Lubitz était originaire de la ville de Montabaur, dans l’ouest de l’Allemagne, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Francfort, où il vivait avec ses parents, selon les propos tenus à l’agence de presse allemande DPA par Gabriele Wieland, la maire de cette commune. Il possédait également un appartement à Düsseldorf, l’un des hubs de Germanwings, où le vol parti mardi 23 mars au matin de Barcelone était censé atterrir.

>> En direct : liveblog sur l'enquête concernant le crash du vol Germanwings

Le procureur de Marseille, Brice Robin, a affirmé que le copilote n’était "pas répertorié comme terroriste" et qu'"aucun élément" ne militait "en faveur d’un attentat terroriste", précisant simplement qu’il était bien de nationalité allemande.

L'absence apparente de motivation terroriste a été confirmée par le gouvernement allemand. "Après le recoupement des informations dont nous disposons sur lui (...), il n'y a pas de contexte terroriste", a déclaré le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière.

Prié de dire si le jeune copilote avait l'intention de se suicider, le procureur de Marseille a répondu, sans démentir : "Je n'appelle pas ça forcément un suicide quand on a la responsabilité d'une centaine de personnes derrière."

"Il avait beaucoup d'amis, ce n'était pas un solitaire"

De son côté, le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, a déclaré lors d'une conférence de presse ne pas avoir d'élément indiquant une fragilité psychologique chez le copilote, précisant seulement que ce dernier avait fait une pause de plusieurs mois il y a six ans, durant sa formation, pour une raison inconnue.

"Quelles que soient les règles de sécurité, quelle que soit la hauteur à laquelle on place la barre, et nous avons des standards incroyablement hauts, il n'y a aucun moyen d'écarter totalement ce genre d'incident", a dit Carsten Spohr.

"Ce qui s'est passé était inimaginable pour nous", a-t-il ajouté, soulignant que la compagnie choisissait ses pilotes avec beaucoup de rigueur et que le copilote de l'A320, qui avait également été distinguée par la Federal Aviation Administration (FAA), avait passé les contrôles médicaux et psychologiques.

Andreas Lubitz était par ailleurs membre de l’aéro-club LSC Westerwald et était un grand amateur de course à pied, ayant notamment pris part à un semi-marathon et à de nombreuses courses locales. Dans sa ville d'origine de Montabaur, les personnes qui le connaissaient sont abasourdies.

"C'était un type tout à fait normal", a affirmé Klaus Radke, le président du LSC Westerwald, où Andreas Lubitz avait obtenu sa première licence de pilote. "Je suis sans voix. Je n'ai aucune explication. Connaissant Andreas, c'est tout simplement inconcevable pour moi. Il avait beaucoup d'amis, ce n'était pas un solitaire", a dit un autre membre de cet aéro-club, Peter Ruecker, qui le connaissait bien.

Avec AFP et Reuters

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