Accéder au contenu principal

La coalition poursuit ses frappes au Yémen, Téhéran dénonce une "agression"

Des hommes armés soutenant le président Hadi à l'arrière d'un pick-up, le 23 mars à Sanaa.
Des hommes armés soutenant le président Hadi à l'arrière d'un pick-up, le 23 mars à Sanaa. Saleh al-Obeidi, AFP

La coalition menée par l'Arabie saoudite a poursuivi vendredi ses frappes contre des membres de la milice houthie. L'Iran, qui soutient les rebelles, a mis en garde contre une propagation du conflit et a dénoncé une "agression" contre le Yémen.

PUBLICITÉ

L’offensive baptisée "Tempête décisive" déclenchée jeudi 26 mars par l'Arabie saoudite et ses alliés sunnites au Yémen contre les milices des Houthis se poursuit. Pour le deuxième jour consécutif, des avions de combat de la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite ont bombardé des positions militaires tenues par les rebelles Houthis, liés à l'Iran, qui ne cessaient ces dernières semaines de renforcer leur emprise sur le Yémen.

Vendredi, 21 rebelles chiites houthis ont été tués dans une embuscade tendue par des membres d'une tribu dans un village près d'Aden, principale ville du sud du Yémen, selon un responsable local. Les rebelles, qui circulaient à bord de trois véhicules, ont été pris sous un feu nourri d'hommes d'une tribu à Al-Waht, localité située à 15 km au nord d'Aden, a déclaré à l'AFP ce responsable.

Plus tôt dans la journée, des frappes ont visé des positions des Houthis dans la région d'Arhab, au nord de Sanaa, faisant 12 morts parmi les civils dans des zones résidentielles, ont affirmé des responsables du ministère de la Santé contrôlé par les Houthis.

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Riyadh Yassine, a estimé sur la chaîne Al Arabiya que l'offensive contre les Houthis serait plutôt une question de jours que de semaines.

Par ailleurs, un sommet de la Ligue arabe est prévu ce week-end à Charm el Cheikh, dans le sud de la péninsule égyptienne du Sinaï. La rencontre sera dominée par le projet de création d'une force militaire arabe. Le président du Yémen Hadi, qui avait prévu d'y participer, est arrivé vendredi en Égypte pour y assister

France 24

"Agression" iranienne

L'Iran a mis en garde contre une propagation du conflit, son président Hassan Rohani dénonçant une "agression" contre le Yémen. Vendredi, son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a répété que "toute action militaire contre un pays indépendant est condamnable". Le "seul résultat est une aggravation de la crise et plus de morts parmi les innocents".

Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir Riyad. "Les Iraniens sont ceux qui s'ingèrent dans les affaires des pays arabes, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak, et au Yémen, ce que nous ne pouvons pas tolérer", a fait savoir l'ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeir, sur Fox News. "Nous devons faire face à l'agression de l'Iran" qui veut "dominer la région".

Une coalition renforcée

Plusieurs pays occidentaux, en tête desquels les États-Unis, ainsi que la plupart des pays arabes, ont serré les rangs derrière l'Arabie saoudite et réaffirmé leur soutien à M. Hadi.

Le Maroc a annoncé qu'il se joindrait à la coalition mise en place par l'Arabie saoudite au Yémen en fournissant un soutien politique, logistique, militaire et en lien avec le renseignement.

Le Pakistan, présenté jeudi par les Saoudiens comme faisant partie de l'alliance, a de son côté dit n'avoir pris aucune décision, tout en assurant le royaume wahhabite qu'il était prêt à le défendre contre toute menace.

Négociations sur le nucléaire iranien

En pleines négociations sur le nucléaire avec Téhéran, les États-Unis ont exprimé leur appui à l'intervention saoudienne et annoncé "un soutien logistique et de renseignement" avec notamment des avions ravitailleurs et des avions radars Awacs.

La Maison Blanche s'est déclarée elle aussi inquiète des "activités iraniennes" au Yémen, parlant d'informations sur "le transfert iranien d'armes" dans ce pays.

Selon des experts, les raids aériens de la coalition pourraient avoir des résultats limités sans une intervention terrestre qui reste peu probable en raison des risques d'escalade avec Téhéran et d'enlisement.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.