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Des pluies exceptionnelles provoquent "la désolation" dans le nord du Chili

Un habitant de Copiapo lutte contre la montée des eaux chez lui, le 27 mars.
Un habitant de Copiapo lutte contre la montée des eaux chez lui, le 27 mars. Pablo Sanhueza, AFP

La région chilienne d'Atacama, qui compte le désert le plus aride de la planète, a été touchée ces derniers jours par des pluies exceptionnelles qui ont pris une tournure catastrophique, faisant au moins dix morts.

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Dix personnes sont mortes et dix-neuf ont disparu dans les inondations qui ont frappé la région chilienne d'Atacama, qui compte le désert le plus aride de la planète, a déclaré samedi 28 mars la présidente chilienne Michelle Bachelet, évoquant un spectacle de "désolation".

"Au fur et à mesure que nous arrivons à accéder en divers endroits, ce chiffre va encore évoluer", a averti Mme Bachelet après avoir présidé à Santiago une réunion d'urgence.

La présidente a précisé que 7 873 secouristes se maintenaient au service de la population, alors que le gouvernement a envoyé 273 tonnes d'aide : "Nous sommes toujours en état d'urgence".

Par ailleurs, 5 584 personnes ont été accueillies dans des abris pour 4 427 habitations endommagées.

Mme Bachelet a passé deux jours dans la région d'Atacama et la ville voisine d'Antofagasta, où des pluies exceptionnelles ont provoqué des avalanches de boue inondant des villages entiers.

"C'est un spectacle de désolation et nous devons aller plus vite pour accéder à des localités encore isolées et qui ont besoin de notre aide", a déclaré Mme Bachelet.

Une région habituée à la sécheresse

Une des victimes des inondations est l'un des 33 mineurs d'Atacama sauvés en 2010, devant les caméras du monde entier, du fond d'une mine après avoir passé deux mois sous terre.

"C'est une autre tragédie. Nous avons tout perdu", a déclaré à l'AFP Victor Zamora depuis le village de Tierra Amarillo.

Sa maison a été emportée par les eaux dans la nuit de lundi à mardi, comme la majorité des logements du petit village minier, situé près de la ville de Copiapo, à 800 kilomètres au nord de Santiago.

"Nous étions en train de dormir. Cela s'est passé vers 3 heures du matin. Nous avons seulement pu emporter ce que nous avions sur nous", a-t-il témoigné.

"Nous n'avons plus rien, mais entre voisins nous essayons de nous entraider", a ajouté ce mineur, qui, en octobre 2010, avait été le quatorzième à être sorti de la mine de San José, où il était coincé avec 32 collègues depuis 69 jours, à plus de 600 mètres de profondeur.

Les précipitations tombées ces derniers jours sont au moins dix fois supérieures à celles enregistrées normalement, dans cette région plutôt habituée à la sécheresse.

Avec AFP

 

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