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SOMMET

Yémen : les pays de la Ligue arabe se mettent d'accord sur une force régionale

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi au centre de la réunion de la Ligue arabe,  le 28 mars à Charm el-Cheikh.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi au centre de la réunion de la Ligue arabe, le 28 mars à Charm el-Cheikh. AFP
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Les chefs d'État de la Ligue arabe se sont mis d'accord sur le principe de créer une force militaire conjointe, notamment pour combattre les "groupes terroristes". Ils veulent également obtenir la reddition des rebelles houthis au Yémen.

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Les chefs d'État de la Ligue arabe réunis en sommet en Égypte se sont mis d'accord sur le principe de créer une force militaire conjointe, notamment pour combattre les "groupes terroristes", a annoncé dimanche 29 mars le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

"Les dirigeants arabes se sont mis d'accord sur le principe d'une force militaire arabe", a déclaré M. Sissi, qui occupe la présidence tournante de la Ligue, au deuxième et dernier jour de son sommet annuel à Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï égyptien. Il n'a pas détaillé ce que sera cette force, ses objectifs, sa composition.

Les 21 chefs d'État et monarques présents ou représentés, sur les 22 membres que compte la Ligue (dont le président palestinien Mahmoud Abbas), sont tombés d'accord sur une résolution présentée par l'Égypte, M. Sissi étant, depuis plusieurs mois, à la tête des leaders arabes réclamant la constitution d'une telle force conjointe. Le siège de la Syrie était vide.

La Ligue arabe, qui avait évoqué à plusieurs reprise le "besoin pressant" d'une telle force pour "combattre les groupes terroristes" au premier rang desquels l'État islamique (EI), aura un mois pour finaliser les détails de la composition et des missions de la force, selon des diplomates présents à Charm el-Cheikh.

Cette annonce survient au moment où une coalition regroupant neuf pays arabes emmenés par l'Arabie saoudite bombarde au Yémen depuis jeudi les positions de la milice chiite des Houthis, alliée à l'Iran, qui occupent une grande partie du pays et ont chassé les autorités élues. Cette opération militaire est considérée par les dirigeants arabes comme un "test" pour leur future force conjointe.

Le secrétaire général de la Ligue Nabil al-Arabi a d'ailleurs précisé dimanche que l'opération en cours au Yémen "se poursuivra jusqu'à ce que la milice des Houthis se retire et dépose les armes".

Frappes de l'aéroport de Sanaa, 15 soldats houthis tués

Des avions de cette coalition panarabe menée par l'Arabie saoudite ont bombardé dans la nuit de samedi à dimanche la piste de l'aéroport de la capitale yéménite, la mettant hors service, tandis que 15 soldats rebelles étaient tués ailleurs dans un raid, selon des sources aéroporturaire et militaire."C'est la première fois qu'ils bombardent la piste" de l'aéroport de Sanaa depuis le début de l'opération militaire de cette coalition au Yémen jeudi, a déclaré dimanche une source aéroportuaire.

Par ailleurs, des avions de la coalition ont pris pour cible le QG de la Garde républicaine yéménite, alliée à la rébellion chiite des Houthis, tuant quinze soldats, à Sanaa, a indiqué dimanche à l'AFP une source militaire. L'hôpital militaire de Sanaa a reçu les corps de 12 soldats, ainsi que 18 blessés, a indiqué pour sa part une source médicale.

Vingt personnes au moins ont également péri dans des combats nocturnes à Aden, au sud du pays, entre des comités de défense et des groupes rebelles chiites qui ont tiré au canon sur l'aéroport, provoquant des incendies, selon des sources militaires et de sécurité dimanche. Samedi, plus de 200 employés de l'ONU, d'ambassades et de sociétés étrangères avaient été évacués de la capitale yéménite par voie aérienne.

Malgré la décision de la Ligue arabe, les experts soulignent que le chemin est encore long et pavé d'obstacles potentiels avant que la force militaire conjointe ne voie le jour. Selon eux, les divergences de points de vue entre les 22 membres de la Ligue pourraient ralentir le processus.

Le ministre des Affaires étrangères irakien Ibrahim al-Jaafari avait ainsi confié samedi que son pays "avait des réserves concernant la formation de cette force, car il n'y avait pas eu d'études préliminaires".

Le Yémen s'est enfoncé dans la guerre ces derniers jours avec des avancées de la rébellion chiite et ses alliés vers Aden, deuxième ville du pays, dans le sud, et une riposte militaire d'une coalition d'une dizaine de pays arabes venue secourir le président sunnite Abd Rabbo Mansour Hadi.

Avec AFP et REUTERS

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