IRAK

Une délégation française bientôt envoyée en Irak chez les peshmerga

Mercredi 1er avril, sur le perron de l'Élysée, François Hollande serre la main de Mustafa Qadir Mustafa, ministre des peshmerga au sein du gouvernement régional du Kurdistan d'Irak.
Mercredi 1er avril, sur le perron de l'Élysée, François Hollande serre la main de Mustafa Qadir Mustafa, ministre des peshmerga au sein du gouvernement régional du Kurdistan d'Irak. Alain Jocard, AFP

François Hollande a reçu mercredi à l'Élysée des représentants des combattants kurdes venus plaider pour le renforcement de l'aide militaire déjà apportée par la France. Une délégation française se rendra à Erbil dans les prochaines semaines.

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La France va dépêcher une "délégation de haut niveau" au Kurdistan irakien pour "mieux évaluer" sa collaboration militaire avec les autorités kurdes d'Irak, a-t-on appris, mercredi 1er avril, auprès de l'Élysée, à l'issue d'une rencontre entre François Hollande et une délégation de peshmerga [combattants kurdes, NDLR].

"Une délégation [française] de haut niveau destinée à mieux évaluer notre coopération et les besoins militaires qui ont été exprimés durant cette rencontre sera envoyée dans les prochaines semaines à Erbil", a-t-on déclaré de même source, précisant que les Peshmerga avaient exprimé au président français "des besoins en munitions, armement et formation".

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"Le président de la République nous a exprimé son accord pour nous aider et, bientôt, une délégation française va se rendre dans ce but au Kurdistan [irakien]", a confirmé Mustafa Qadir Mustafa, ministre des peshmerga au sein du gouvernement régional du Kurdistan d'Irak, sur le perron de l'Élysée.

"Les peshmerga sont en première ligne de la guerre contre Daech [organisation de l’État islamique, NDLR]", a-t-il fait valoir à l'issue de cet entretien auquel assistait également le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le chef d'état-major particulier du président de la République, le général Benoît Puga.

Armes anti-chars, munitions, équipements de vision nocturne

"Grâce à la libération d'une partie des territoires occupés par Daech, près de 200 000 réfugiés (sur 1,5 million) ont pu retourner chez eux", a encore souligné Mustafa Qadir Mustafa. "C'est pourquoi (...) nous demandons aux alliés de nous aider beaucoup plus sur le plan militaire, et de nous livrer des armes pour que nous puissions vaincre les forces de Daech dans les plus brefs délais et libérer la région", a enchaîné le ministre des peshmerga.

Les peshmerga ont demandé à la France la livraison, notamment, d'armes anti-chars (ils ont pour l'instant reçu trente missiles anti-chars Milan de l'Allemagne), des munitions et des équipements de vision nocturne, a précisé à l'AFP un participant à la réunion, qui a demandé à rester anonyme.

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La France a envoyé depuis l'été dernier plusieurs dizaines de membres des forces spéciales afin de servir d'instructeurs militaires auprès des peshmerga, tandis que François Hollande avait déjà reçu, début février, une délégation des Kurdes syriens.

"Nous n'avons pas besoin de soldats ou de forces terrestres, mais d'armes lourdes modernes et de logistique", a ajouté peu après Mustafa Qadir Mustafa au cours d'une conférence de presse. "La France est l'un de nos meilleurs alliés dans cette bataille, que nous menons au nom du monde entier".

Avec AFP

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