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Nucléaire iranien: malgré l'accord de Lausanne, plusieurs point cruciaux en suspens

Le Secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères Mohammad  Javad Zarif lors de la conférence de presse à Lausanne, le 2 avril.
Le Secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors de la conférence de presse à Lausanne, le 2 avril. Brendan Smialowski, AFP

L’Iran et les 5+1 se sont séparés, jeudi, à Lausanne en claironnant un accord-cadre qui permet à l’Iran de poursuivre l’enrichissement de son uranium avec des capacités réduites et sous contrôle. Mais tous les détails ne seront connus que fin juin.

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Le diable se cache dans les détails. L’accord-cadre sur l’avenir du programme nucléaire iranien trouvé à Lausanne, jeudi 2 avril, entre le groupe 5+1 et l’Iran préserve l’essentiel : éviter une rupture qui aurait signifié le retour à la "guerre froide" entre les États-Unis et l’Iran, un revers pour le président Rohani sur sa scène intérieure. Mais il sera sans doute trouvé insuffisant par les "durs" de chacun des bords (Israël, le congrès américain, les Gardiens de la Révolution). Bref, à nouveau l’impasse. Le verre sera soit à moitié vide, soit à moitié plein.

L’ancien ambassadeur de France à Téhéran, François Nicoullaud, lui-même favorable à un accord, ne cachait pas, sur le plateau de France 24, un certain scepticisme : "C’est un accord très général. De nombreux obstacles jailliront sans doute d’ici à sa signature définitive, fin juin".

On n’a donc sans doute pas fini d’entendre parler de ce dossier. De nombreuses questions doivent encore être clarifiées : comment les engagements de l’Iran pourront-ils être vérifiés sur le terrain ? On se souvient, sur ce point, de la longue histoire de déceptions des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), empêchés par l’Iran de faire leur travail sur le terrain.

Les sanctions économiques et financières contre la République islamique seront-elles levées intégralement et immédiatement, comme le réclame Téhéran ? C'est le point le plus épineux sur lequel, visiblement aucun terrain d'entente n'a encore été trouvé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, l'a prestement affirmé à Lausanne. Vendredi matin, Laurent Fabius, son homologue français déclarait au contraire : "Ce point là n'a pas été encore complètement conclu, et ce n'est pas le plus facile". La France, comme l'Union européenne, militent pour une levée progressive des sanctions, en fonction du respect de ses engagements par l'Iran.

Bref, encore trois mois de discussions s’annoncent avant la signature d’un accord définitif. Entre-temps, on entendra beaucoup ceux qui étaient sceptiques depuis le début : Israël, les républicains aux États-Unis, mais aussi les États arabes sunnites en plein affrontement avec l’Iran et ses alliés au Moyen-Orient. Barak Obama et les autres membres du Conseil de sécurité n’ont pas fini de marcher sur des œufs.

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