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La Russie et la Croix Rouge appellent à une pause des combats au Yémen

Le CICR a réclamé une trève de 24 heures pour pouvoir acheminer du matériel médical dans les zones bombardées par la coalition menée par l'Arabie Saoudite.
Le CICR a réclamé une trève de 24 heures pour pouvoir acheminer du matériel médical dans les zones bombardées par la coalition menée par l'Arabie Saoudite. Mohammed Huwais, AFP

La Croix-Rouge a appelé samedi à une trêve humanitaire immédiate de 24 heures afin de permettre d'acheminer une assistance médicale et sanitaire aux populations du Yémen. La Russie a fait la même demande devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

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Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a réclamé, samedi 4 mars, une trève humanitaire au Yémen, jugée essentielle pour venir en aide aux populations dans les zones bombardées depuis dix jours par la coalition sunnite menée par l'Arabie saoudite. "Toutes les liaisons aériennes, terrestres et maritimes doivent être ouvertes sans délai pour au moins 24 heures, afin de permettre d'atteindre les populations isolées après plus d'une semaine d'intenses bombardements aériens et de violents combats au sol dans l'ensemble du pays", a expliqué l’organisation dans un communiqué.

Le CICR précise cependant "espérer" obtenir les autorisations nécessaires d’ici à dimanche. Il souhaite avant tout obtenir des garanties concernant la sécurité de deux avions à destination de la capitale yéménite Sanaa. L'un transportant du matériel médical pour soigner un millier de blessés, et l'autre chargé de 30 tonnes de fournitures médicales et de matériel d'assainissement de l'eau.

L'organisation humanitaire s'exprimait avant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies à la demande de la Russie pour examiner un arrêt des raids aériens menés depuis dix jours par les Saoudiens afin d'acheminer l'aide humanitaire.

La Russie a officiellement demandé une pause des frappes devant l'ONU samedi. Moscou a déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité demandant une pause dans les raids aériens le temps de permettre l'évacuation des étrangers. Cette initiative russe a reçu un accueil mitigé.

La coalition menée par l’Arabie saoudite empêcherait l’acheminement

L'organisation humanitaire reproche depuis mardi à la coalition constituée par l'Arabie saoudite et neuf pays arabes de la région du Golfe d'empêcher l'acheminement de cette aide. "Nos équipements sont toujours bloqués. La situation ne cesse de se dégrader. Des gens meurent toutes les heures au Yémen, et nous devons intervenir d'urgence", a déclaré Sitara Djabine, porte-parole de la Croix-Rouge.

L’Arabie saoudite est très impliquée dans les combats au Yémen avec ses alliés sunnites : elle a accordé l’asile au président yéménite déchu, Abd Rabbo Mansour Hadi. Elle mène également des raids aériens contre les rebelles chiites Houthis et leurs alliés, en dénonçant une volonté d'hégémonie de l'Iran au Yémen et dans la région. Officiellement, le royaume n’a pas de troupes sur le sol yéménite, mais n’a pas exclu cette possibilité dans un futur proche.

>> À relire sur France 24 : "Au Yémen, les rebelles chiites reculent, Al-Qaïda profite du chaos"

Au moins 185 morts en neuf jours

Le CICR a déploré la mort, vendredi à Aden, de deux agents humanitaires yéménites, alors qu'ils secouraient des blessés, trois jours après la mort d'un employé du Croissant rouge yéménite à Dhaleh (sud).

Au moins 185 personnes, en majorité civiles, ont été tuées et plus de 1 200 blessées en neuf jours de combats à Aden, dans le sud du Yémen, a indiqué samedi un responsable en réclamant une aide d'urgence aux hôpitaux.

Avec Reuters et AFP

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