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Les Shebab menacent le Kenya d’une "longue et épouvantable guerre"

Une proche d'une des victimes du massacre de Garissa, effondrée, à Nairobi, le 3 avril 2015
Une proche d'une des victimes du massacre de Garissa, effondrée, à Nairobi, le 3 avril 2015 TONY KARUMBA / AFP

Deux jours après le massacre de l’université de Garissa, dans l’est du Kenya, où près de 150 personnes ont été tuées, les islamistes somaliens Shebab ont à nouveau menacé le pays, promettant de nouvelles attaques et un "nouveau bain de sang".

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Deux jours après avoir massacré 148 personnes – dont une majorité d’étudiants – à l’université de Garissa, à l’est du Kenya, les islamistes somaliens Shebab ont à nouveau menacé le pays d’une "longue et épouvantable guerre" dans un communiqué, samedi 4 avril.

"Aucun niveau de précaution ni aucune mesure de sécurité ne sera en mesure de préserver votre sécurité, de déjouer une nouvelle attaque ou d'empêcher de nouveaux bains de sang dans vos villes", ont déclaré les miliciens dans ce message. "Vous ne vous contentez pas de laisser votre gouvernement mener ses politiques répressives sans protester, vous confortez leurs politiques en les élisant", a encore lancé le groupe affilié à Al-Qaïda. "Vous allez en payer le prix de votre sang".

Cinq arrestations en lien avec l'attaque de l'université de Garissa

Dans le communiqué des islamistes, les Shebab ont également expliqué leur plan d'attaque. "Les moudjahidines ont pénétré dans le complexe universitaire et ont rapidement gagné les halls de la résidence, où ils avaient regroupé tous les occupants [...]. Et puisque l'attaque visait seulement les non-musulmans, tous les musulmans ont été autorisés à évacuer les lieux sains et saufs avant que les infidèles ne soient exécutés".

Cinq personnes en lien avec l'attaque ont été arrêtées, selon le ministre de l'Intérieur Joseph Ole Nkaissery. Le gouvernement kényan et son président Uhuru Kenyatta ont promis que leur pays ne se laisserait pas "intimider par les terroristes". Mais dans les rues du pays, les critiques se font de plus en plus vives, contre le chef de l'État, accusé de laxisme dans sa lutte contre le terrorisme.

Plus de 400 morts depuis avril 2013

La veille du massace, dans une allocution, Uhuru Kenyatta avait affirmé que son pays était un endroit "sûr". "Une phrase qui est tombée au plus mauvais moment", a commenté Capucine Dayen, la correspondante de France 24 à Nairobi. Depuis l'arrivée au pouvoir de Kenyatta, en avril 2013, plus de 400 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes.

Le gouvernement kenyan a offert une récompense d'environ 200 000 euros pour la capture d'un chef shebab présumé, Mohamed Mohamud, ex-professeur kényan d'une école coranique, supposé passé en Somalie, et présenté comme le cerveau de l'attaque.

Vendredi, des survivants ont raconté comment les shebab se sont amusés avec leurs otages, les faisant ramper dans des mares de sang ou téléphoner à leurs parents pour leur demander de réclamer le retrait des troupes kényanes de Somalie, avant de les tuer.

Les Shebab, affaiblis militairement par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) déployée en Somalie, ont mené des opérations de guérilla dans leur pays, mais aussi une série d'attentats chez le voisin de l'ouest, au Kenya, en représailles à la participation d'un contingent kényan à l'Amisom.

Avec AFP et Reuters

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