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La police déboulonne un buste de Snowden installé illégalement à New York

Le buste d'Edward Snowden, installé discrètement par des artistes, a été démonté quelques heures plus tard.
Le buste d'Edward Snowden, installé discrètement par des artistes, a été démonté quelques heures plus tard. Jewel Samad, AFP

Les autorités new-yorkaises ont rapidement démonté, lundi, un buste du lanceur d'alerte Edward Snowden, qui avait été installé illégalement par plusieurs artistes pour rendre hommage à l'ex-consultant de la NSA, réfugié en Russie.

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Il n'aura pas tenu plus d'une journée. Un buste d'Edward Snowden avait fait son apparition dans un parc de Brooklyn, à New York, lundi 6 avril au matin. Quelques heures plus tard, les autorités l'ont recouvert d'une bâche bleue puis l'ont fait enlever.

Cette statue avait été installée, en toute discrétion, par trois artistes new-yorkais qui voulaient rendre hommage à celui par lequel le scandale s'est abattu sur la NSA, et qui a depuis trouvé refuge en Russie. La sculpture en plâtre d'environ 40 kg, réalisée grâce à la technologie d'impression en 3D, était censée célébrer "ceux qui ont sacrifié leur sécurité pour combattre la tyrannie moderne", d'après ces artistes anonymes qui ont expliqué leur démarche au site "Animal New York".

Parallèle historique

Le choix du lieu pour ériger ce buste d'Edward Snowden ne doit rien au hasard. Il avait été installé dans un parc de Brooklyn sur une colonne du "Prison Ship Martyrs' Monument", en hommage à 11 500 prisonniers de guerre américains morts durant la guerre d'indépendance (1775-1783). L'ex-consultant de la NSA "a été dépeint par une partie des médias traditionnels comme un traître ou un terroriste et c'est exactement ce qui aurait pu être dit des prisonniers de guerre durant la période révolutionnaire [de la guerre d'indépendance, NDLR]", ont expliqué les artistes.

Un parallèle historique qui n'a pas beaucoup impressionné les autorités. "L'installation de nouvelles structures ou œuvres d'art qui n'ont pas été approuvées officiellement est illégale dans les parcs de la ville", a affirmé Maeri Ferguson, porte-parole du service des parcs municipaux, au site américain Mashable.

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