PÉTROLE

Union de géants pétroliers : Shell offre 64 milliards d'euros pour le rachat de BG

Le groupe pétrolier néerlandais Shell et le britannique BG se sont mis d'accord sur un prix de 64 millions d'euros.
Le groupe pétrolier néerlandais Shell et le britannique BG se sont mis d'accord sur un prix de 64 millions d'euros. AFP

Le géant pétrolier néerlandais Shell a offert 64 milliards d'euros pour racheter son concurrent britannique BG. Ce dernier a accepté l'offre de rachat afin de créer le deuxième producteur mondial d'énergie.

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C'est la plus importante opération de fusion acquisition du secteur énergétique depuis une quinzaine d'années. Le groupe pétrolier néerlandais Shell a annoncé, mercredi 8 avril, avoir mis 47 milliards de livres, soit 64 milliards d’euros, sur la table pour racheter son concurrent britannique BG, qui a accepté l'offre.

Ce mariage donnerait naissance au numéro 2 mondial des producteurs d'énergie devant Chevron et juste derrière ExxonMobil. Surtout, Shell s'offre un groupe qui s'était spécialisé ces dernières années dans le commerce de gaz naturel liquéfié (GNL), considéré comme l'un des secteurs de l'énergie à plus forte croissance dans un contexte de chute de prix du pétrole.

Comme à la fin des années 90 ?

C'est d'ailleurs la première acquisition dans la jungle des géants pétroliers depuis le début de la baisse du tarif du brut l'été dernier. "Depuis juin 2014, les analystes s'attendent à une valse de fusions acquisitions dans le secteur", rappelle le quotidien britannique "Financial Times". Il rappelle que Shell et BG ont été parmi les groupes les plus touchés par cette baisse des prix.

Reste à savoir si cette opération est le coup d'envoi d'un mouvement d'une même ampleur que celui des années 90. À partir de 1998, l'univers impitoyable des dinosaures de l'or noir avait connu le rapprochement entre Total-Finna et Elf, le mariage entre Chevron et Texaco, ainsi que celui entre Exxon et Mobil.

Les grands gagnants du moment sont, en tout cas, les actionnaires de BG. L'offre de Shell consiste à payer 52 % au-dessus du cours de l'action du pétrolier britannique. Une proposition généreuse qui montre à quel point le groupe néerlandais, dont la production est au plus bas depuis 17 ans, a besoin de perspective de croissance. Les réserves de pétrole exploitées par BG au Brésil et en Afrique de l'Est, ainsi que celles de gaz en Australie devraient combler Shell.

Avec dépêches

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