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RD CONGO

Vidéo : la découverte d’une fosse commune ravive le débat sur la répression en RDC

Plus de 400 corps ont été enterrés, le 19 mars, dans ce terrain de Maluku, à 100 kilomètres de Kinshasa.
Plus de 400 corps ont été enterrés, le 19 mars, dans ce terrain de Maluku, à 100 kilomètres de Kinshasa. Capture d'écran France 24
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En République démocratique du Congo, 421 corps ont été enterrés dans une fosse commune en pleine nuit. Certains soupçonnent les autorités d’y avoir caché les cadavres de manifestants tués lors d'affrontements avec la police à Kinshasa en janvier.

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À Maluku, en République démocratique du Congo, plus de 400 personnes ont été inhumées dans la nuit du 19 au 20 mars dernier. "Des hommes ont creusé un trou profond. Puis un camion s'est tourné pour jeter les corps. Une fois jetés, ils les ont ensevelis", explique à France 24 Rolland, un habitant de Maluku, située à 100 kilomètres à l'ouest de Kinshasa.

"En partant, le camion a eu des difficultés car il y avait du sang au sol. […] Pour moi, ce n'est pas normal ce qu’il s'est passé. Ils ont fait cela durant la nuit, ils ont donc un secret à cacher."

Selon certaines personnes, les cadavres ensevelis dans cette fosse commune pourraient être les dépouilles des manifestants tués par la police lors des affrontements de janvier dernier à Kinshasa. Les 19, 20 et 21 janvier 2015, la police congolaise a violemment réprimé des manifestations organisées contre la révision de la loi électorale, visant à permettre à Joseph Kabila de rester au pouvoir.

"On n'a rien à cacher"

"Jusqu'à aujourd'hui, plusieurs familles qui ont perdu leurs proches lors des manifestations ne savent toujours pas où sont les cadavres de leurs proches tués", explique Ida Sawyer, chercheuse pour l'ONG Human Rights Watch.

Les autorités congolaises, qui estiment à 17 le nombre de morts lors de ces violences, confirment pour leur part avoir enterré 421 personnes lors de cette fameuse nuit. Elles affirment cependant qu’il s’agit d’une procédure habituelle visant à désengorger les morgues de la capitale. "Le gouvernement est prêt à autoriser l'exhumation de ces corps", assure Robert Luzolanu Mavema, gouverneur par intérim de la province de Kinshasa. "On n'a rien à cacher", ajoute-t-il, face à l’ampleur de la polémique.

En attendant une éventuelle exhumation des cadavres, une enquête a été ouverte par les autorités.

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