ITALIE

Trois morts, dont un juge, dans une fusillade au tribunal de Milan

Des policiers montent la garde près du tribunal de Milan où un homme a ouvert le feu, le 9 avril.
Des policiers montent la garde près du tribunal de Milan où un homme a ouvert le feu, le 9 avril. Olivier Morin, AFP

Un homme, jugé pour banqueroute, a ouvert le feu jeudi matin au tribunal de Milan, faisant au moins trois victimes, dont un juge, et deux blessés. L'auteur des coups de feu a été arrêté à la mi-journée.

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Trois personnes, dont un juge, sont mortes jeudi 9 avril au tribunal de Milan, quand un homme poursuivi pour banqueroute frauduleuse a ouvert le feu dans la matinée. Les tirs ont également fait deux blessés, dont l'un se trouvait dans un état grave.

L'homme a été arrêté à la mi-journée à Vimercate, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Milan, et a été conduit à une caserne des carabiniers, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano. Peu après les tirs, des ambulances et de nombreux policiers étaient présents devant le tribunal, dont les accès étaient bloqués et l'évacuation en cours.

L'homme a ouvert le feu dans des circonstances encore peu claires. L’entrée est contrôlée avec des détecteurs de métaux. Deux personnes ont succombé aux tirs, dont un juge des faillites. Selon plusieurs agences, il a été tué dans son bureau.

Un troisième homme a été retrouvé mort au tribunal, mais son corps ne portait pas de trace de tirs, selon les secours, ce qui laissait plutôt envisager une crise cardiaque provoquée par la panique.

"À l'improviste, nous avons entendu au moins trois ou quatre coups de feu, nous avons cherché à comprendre ce qui se passait. Il y a eu tout à coup un grand nombre de policiers qui nous ont dit de ne pas sortir de la salle, on s'est enfermé dedans", a raconté Marcello Ilia, un avocat." Après quelques minutes, nous avons commencé à sortir. Ils nous ont dit qu'une personne en veste et cravate circulait armée dans le tribunal", a-t-il ajouté.

Un autre avocat, Valerio Maraniello, a raconté avoir défendu l'auteur présumé des tirs il y a deux ou trois ans. "J'étais l'avocat de ce monsieur, avec un collègue, qui semble-t-il a été touché aujourd'hui. Je l'ai assisté pour des problèmes de médiation mobilière pendant un an", a-t-il expliqué en évoquant un homme qui "présentait bien"."Ce client était particulier, une personne agressive, un peu paranoïaque, il était toujours convaincu qu'on cherchait à l'avoir", a-t-il ajouté, précisant avoir cessé de le défendre parce que l'homme ne suivait pas ses conseils.

Avec AFP

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