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Nucléaire iranien : Rohani et Khamenei mettent la pression après l'accord de Lausanne

L'ayatollah Khamenei (à gauche) et le président iranien Hassan Rohani ont tous les deux mis le holà après l'accord de Lausanne.
L'ayatollah Khamenei (à gauche) et le président iranien Hassan Rohani ont tous les deux mis le holà après l'accord de Lausanne. Behrouz Mehri, AFP

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, et le président Hassan Rohani ont tous les deux émis des doutes jeudi sur la capacité des puissances occidentales à tenir leurs engagements sur la question du nucléaire iranien.

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Le guide suprême et le président iraniens sont raccord. Ali Khamenei et Hassan Rohani ont tous les deux émis des réserves, jeudi 9 avril, quant à la signature d'un accord définitif sur son programme nucléaire iranien.

L'Iran s'est accordé la semaine dernière avec les pays des grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sur un texte provisoire, qui doit être validé le 30 juin prochain.

"Ce qui a été fait jusqu'à maintenant ne garantit ni l'accord en lui-même, ni son contenu, ni même que les négociations iront jusqu'au bout", a expliqué le guide suprême iranien Ali Khamenei sur son site internet officiel jeudi.

>> À relire sur France 24 : Les Iraniens entre euphorie et expectative après l'accord de Lausanne

S'il confirme qu'il soutient les négociateurs iraniens, Khamenei prévient : "Tout est dans le détail, il se peut que l'autre partie, qui est déloyale, veuille limiter notre pays dans les détails".

Le guide suprême iranien, qui a le pouvoir de décision final sur la question du nucléaire, ne souhaite pas "sacrifier l'industrie nucléaire civile qui permet à l'Iran de se développer", même s'il a rappelé que son pays ne "cherchait pas" à obtenir l'arme atomique.

Rohani veut la levée immédiate des sanctions

Même son de cloche du côté du président Hassan Rohani. "Nous ne signerons aucun accord si les sanctions économiques ne sont pas totalement annulées le jour même de son application" a-t-il martelé.

Rohani maintient ainsi la pression sur le groupe 5+1 car le calendrier de la levée des sanctions est l'un des sujets de désaccords entre les deux parties.

Contrairement à l’Iran, les pays occidentaux, États-Unis en tête, veulent une levée progressive, à mesure que les engagements de l'Iran seront vérifiés par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le gendarme du nucléaire de l'ONU.

Avec AFP

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