BURKINA FASO

Retrait des ministres pro-Compaoré du processus de transition burkinabè

Les partis se réclamant de l'héritage de Blaise Compaoré ont décidé de ne plus participer au processus de transition politique au Burkina Faso.
Les partis se réclamant de l'héritage de Blaise Compaoré ont décidé de ne plus participer au processus de transition politique au Burkina Faso. Yempabou Ahmed Ouoba, AFP

Les partis favorables à l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré se sont retirés jeudi des organes de transition. Ils protestent contre la modification du code électoral qui leur interdit de se présenter aux prochaines élections en octobre.

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La transition politique au Burkina Faso se fera, pour l'instant, sans les ex-Compaoré. Les six formations proches de l’ancien président Blaise Compaoré déchu en octobre 2014 ont refusé de continuer à participer aux organes de la transition en cours depuis six mois.

Cause de leur colère : le nouveau code électoral adopté mardi, qui interdit à ceux qui ont soutenu le projet de modification de la Constitution - qui aurait permis à Blaise Compaoré de briguer un troisième mandat - de se présenter aux élections.

>> À relire sur France 24 : "Trois ex-ministres de Blaise Compaoré arrêtés au Burkina Faso"

"Nous remettons en cause la conduite partisane et insécurisée du processus électoral et rendons la transition responsable de la crise ouverte et des conséquences qui pourraient en découler", disent les partis d’opposition dans un communiqué.

"Pourquoi persister à changer les règles du jeu ?" demande un ancien ministre

Djibril Bassolé, ex-chef de la diplomatie de Blaise Compaoré et candidat déclaré à la présidentielle, estime qu’il s’agit de manœuvres pour favoriser l’ancienne opposition.

Sur France 24, il explique : "Le principe même de modifier les codes électoraux et d’exclure des Burkinabè de ces élections, tout en détenant des responsables politiques ne peut que donner une mauvaise impression de la transition".

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Djibril Bassolé, ex-ministre de Blaise Compaoré, sur France 24

L’ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso dit "comprendre" les voix des jeunes Burkinabè qui ne souhaitent plus voir de proches de Compaoré à la tête du pays, mais il explique "c’est un tripatouillage de texte qui est à l’origine des insurrections populaires, pourquoi persister aujourd’hui à changer les règles du jeu pour écarter des adversaires politiques ?".

Avec Reuters et AFP

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