ÉGYPTE

La justice égyptienne confirme la peine de mort pour le chef des Frères musulmans

Le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, comparaît au tribunal du Caire, le 18 mai 2014.
Le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, comparaît au tribunal du Caire, le 18 mai 2014. Ahmed Gamel, AFP (archives)

La peine de mort prononcée à l'encontre du guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie a été confirmée samedi. La décision concerne aussi d'autres membres de la confrérie, accusés comme lui d'avoir cherché à déstabiliser le pouvoir égyptien.

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La justice égyptienne a confirmé, samedi 11 avril, la peine de mort pour Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans, accusé d'avoir cherché à déstabiliser l'État et planifié des attaques. 

Le tribunal a également confirmé la peine capitale, pour les mêmes chefs d'accusation, pour treize autres responsables de l'organisation, dont deux étaient jugés par contumace.

La cour a rendu sa décision après avoir soumis au grand mufti d’Égypte, comme l’exige la loi, ces condamnations à mort prononcées le 16 mars. L'avis de cette autorité religieuse est sollicité à chaque fois qu'une peine de mort est prononcée, mais il n'est pas contraignant pour la justice.

Le même tribunal a condamné à la prison à vie 23 autres personnes, dont un jeune citoyen égypto-américain, Mohamed Soltan, détenu depuis août 2013 et actuellement en grève de la faim. Onze autres personnes ont écopé de la même peine, par contumace.

Mohamed Badie a déjà été condamné à mort dans un autre procès pour violences et a également été condamné quatre fois à la prison à perpétuité dans d'autres procès.

Les 48 condamnés de cette affaire sont accusés d’avoir établi un « centre d’opérations » afin de préparer « des attaques contre l’État ». Ils ont la possibilité de faire appel devant la plus haute juridiction civile égyptienne, une procédure qui peut prendre des années. Ces hommes font partie des milliers de détenus arrêtés après la chute du président islamiste Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013.

Les faits qui leur sont reprochés remontent au mois d’août 2013, alors que les partisans de Mohamed Morsi manifestaient lors d'un immense sit-in au Caire, un rassemblement réprimé dans le sang par le nouveau pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi. Le nouvel homme fort d’Égypte considère les Frères musulmans comme une menace majeure pour la sécurité du pays. La confrérie s'en défend et se distance de tout épisode récent de violence islamiste dans le pays.

Avec AFP et Reuters

 

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