CUBA - ÉTATS-UNIS

Obama et Castro normalisent leurs relations au Sommet des Amériques

Barack Obama et Raul Castro se sont rapidement salués, avant l'ouverture du Sommet des Amériques, le 10 avril  2015.
Barack Obama et Raul Castro se sont rapidement salués, avant l'ouverture du Sommet des Amériques, le 10 avril 2015. Présidence du Panama, AFP

Les dirigeants américain et cubain se sont serré la main vendredi, à l'ouverture du Sommet des Amériques à Panama. Un geste très attendu après le rapprochement des deux pays. Barack Obama et Raul Castro ont prévu de se rencontrer samedi.

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C'est une poignée de main qui vient sceller un rapprochement après des décennies de brouille. Le président américain Barack Obama et son homologue cubain Raul Castro se sont serré la main à l'ouverture du Sommet des Amériques, vendredi 10 avril. Les deux hommes doivent s'entretenir samedi, une première dans la diplomatie de ces deux pays depuis 1956.

Obama et Castro se sont salués et ont échangé, le sourire aux lèvres, quelques mots peu avant l'ouverture officielle du sommet, un contexte plus officiel que lors de leur première poignée de main, échangée en décembre 2013 en Afrique du Sud, lors des obsèques de Nelson Mandela.

Ce septième Sommet des Amériques "présente une dimension vraiment spéciale (...). C'est la première fois de l'Hhistoire que se réunissent à la même table les 35 chefs d'État et de gouvernement" de la région, s'est réjoui dans son discours inaugural le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), José Miguel Insulza, employant le terme "historique".

La concrétisation d'une attente régionale

Cuba effectue son retour dans cette grand-messe continentale dont elle restait exclue par les États-Unis et l'OEA depuis sa première édition en 1994.

"La présence aujourd'hui du président de Cuba Raul Castro concrétise une aspiration de longue date de la région", s'est félicité en tribune le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

Le dirigeant cubain et Barack Obama doivent avoir samedi une "conversation en marge des réunions des 35 chefs d'État", a indiqué la Maison Blanche. Cet entretien est le point d'orgue de dix-huit mois mois de négociations pour réchauffer les relations entre les deux pays et tourner la page sur plus d'un demi-siècle de tensions.

Pour préparer ce sommet, les deux hommes se sont parlés au téléphone cette semaine, pour la deuxième fois après leur échange direct du 17 décembre 2014 qui avait précédé l'annonce surprise du rapprochement entre les deux pays.

Les liens de Cuba avec le terrorisme

Au menu de leurs discussions figurera certainement la reprise de leurs relations diplomatiques, qui tardent à se concrétiser malgré trois séries de discussions de haut niveau à La Havane et Washington.

Le principal obstacle à la réouverture d'ambassades réside pour l'instant dans la présence de Cuba sur la liste américaine des États, soutenant le terrorisme, qui coupe Cuba d'une partie de l'aide internationale.

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Les Cubains espèrent un "nouveau départ" entre leur pays et les États-Unis

La Maison Blanche a indiqué que Barack Obama n'était "pas encore au stade" de prendre une décision sur ce point, mais n'a toutefois pas écarté "une annonce" au Panama.

Depuis l'annonce historique du rapprochement avec Cuba, Barack Obama a demandé au Congrès, contrôlé par les républicains, de travailler à la levée de l'embargo sur Cuba, décrété en février 1962. Mais pour l'instant, les deux chambres sont très partagées sur la question.

Dans l'attente d'une décision du Congrès, le président américain a pris une série de mesures assouplissant l'embargo, dans la limite de ses prérogatives présidentielles, mais elles sont jugées "insuffisantes" par La Havane.

Avec AFP

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