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Pour l'AS Monaco, la prolongation du rêve européen passe par un résultat à Turin

Au Juventus Stadium de Turin, l'AS Monaco veut continuer son rêve européen.
Au Juventus Stadium de Turin, l'AS Monaco veut continuer son rêve européen. Archives, AFP

Après avoir réalisé l'exploit d'éliminer Arsenal en 8e de finale de la Ligue des champions, Monaco retrouve l'Europe, mardi soir, pour le premier acte d'une double confrontation historique avec la Juve. Avec, en jeu, une place dans le dernier carré.

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Il y a un mois, l'AS Monaco avait écrit une belle page du football français en arrachant une qualification en quart de finale de la Ligue des champions face à Arsenal. Mardi 14 avril à 20 h 45, heure de Paris, les Monégasques reprennent du service en déplacement à Turin, où ils affronteront la Juventus avec l'ambition de faire mentir les pronostics. En jeu, le fait de conserver - au minimum - une chance de qualification pour les demies, avant un match retour crucial au Stade Louis-II, la semaine suivante.

Depuis le début de la saison, les Monégasques accumulent les paradoxes. En Ligue 1, par exemple, cette équipe engrange plus de points quand elle se déplace (32 en 16 rencontres) que lorsqu'elle reçoit (26 points). Au niveau européen, elle a également démontré que cet état de fait subsistait. Exceptée une défaite à Lisbonne contre le Benfica (1-0) en phase de poule, l'équipe de Leonardo Jardim a toujours été performante hors de la Principauté.

Son dernier exploit, retentissant, a d'ailleurs fait le tour de l'Europe. C'est à Londres, avec une équipe diminuée, que Monaco a assuré sa qualification pour les quarts de la C1 en s'imposant 3-1 contre Arsenal, cador de la Premier League. Et une défaite 2-0 au retour, à Louis-II, a permis aux Monégasques de rejoindre le Top 8 européen.

Avant de traverser les Alpes, les hommes de Jardim n'ont pas dérogé à leur règle de conduite. Après deux nuls poussifs à domicile en championnat contre Saint-Étienne (1-1) et Montpellier (0-0), ils se sont imposés aisément (3-0) à Caen d'où, depuis 1996, aucune équipe de la Principauté n'avait ramené les trois points. Ce succès, le plus large à l'extérieur depuis le début de la saison, porte à quatre leur série de victoires consécutives en déplacement (Nice, Evian TG, Reims, Caen), avec 10 buts inscrits et seulement deux encaissés.

"Monaco a fait un grand match", expliquait le défenseur italien Andrea Raggi après la victoire des siens à Caen. "Il était très important de gagner avant le grand match qui nous attend à la Juve", avait-il admis.
 
Un système sans grande surprise


Les forces et faiblesses monégasques sont désormais connues de tous : grande rigueur défensive, projection de qualité en contre, mais aussi difficultés chroniques à faire le jeu.

"La façon de jouer de la Juventus est pareille à la nôtre", soulignait d'ailleurs Jardim au sortir du tirage au sort. "C'est un groupe de grande qualité, un collectif très fort, avec de grands joueurs comme Tevez, Morata ou Pirlo. Mais l'absence de Pogba est une bonne nouvelle", précisait-il alors.

À Turin, ses hommes se confronteront donc à ce qui se fait de mieux sur le continent en termes de pragmatisme. "Il y avait des équipes très difficiles et des équipes très, très difficiles […] La Juve, ce sera très difficile", avait lancé le technicien portugais en apprenant le nom de son adversaire.

Avec le retour du défenseur Barzagli, et malgré l'incertitude pesant autour de Pirlo, intégré au groupe au dernier moment au milieu, la 'Vieille Dame' voudra sans nul doute imposer la force de son 3-5-2. Monaco, lui, ne pourra se permettre la moindre approximation, notamment dans les zones de vérités.

Mais l'Italien Raggi, prophète sur le Rocher mais peu considéré dans son pays d'origine, reste certain des valeurs du collectif monégasque. "On est un grand groupe", dit-il, comme pour oublier le préjudice d'un possible forfait possible de son capitaine Jérémy Toulalan, toutefois appelé dans un groupe élargi à 21 joueurs. "On défend ensemble, on attaque ensemble. C'est notre force. Je le dis et redis : pour la Juve, ça ne sera pas facile", a martelé en conférence de presse le défenseur des Rouges et Blancs.

Quelques absents côté Bianconeri
 

Jardim, réputé pour son pragmatisme, a cette fois décidé d'évoquer avec ses joueurs la notion de plaisir avant le match. "Il faut profiter du moment", avait-il déjà insisté après le tirage, tout en rappelant que le plaisir ne devait pas faire oublier à ses joueurs ce qui fait la force du Monaco cuvée 2015 : la rigueur et la concentration.

Le technicien portugais, en fin connaisseur du football, n'entend pas réitérer l'expérience vécue par Monaco en 1998. En demi-finale de la compétition, Jean Tigana et ses joueurs avaient alors perdu leurs illusions dès l'aller dans le Piémont, après un triplé de Del Piero et un but de Zidane (1-4).

Un souvenir qui a valeur d'avertissement, même si les Bianconeri pourraient pâtir de l'absence de certains de leurs maîtres à jouer. Car si Andrea Pirlo est toujours incertain, Paul Pogba est lui officiellement sur le flanc pour les deux rencontres. Une menace en moins pour Monaco, qui devra tout de même se méfier des Vidal, Morata et autres Tevez. Rien que ça...
 

Le groupe de l'AS Monaco : Caillard, Stekelenburg, Subasic, Abdennour, Carvalho, Echiejile, Fabinho, Kurzawa, Raggi, Wallace, Dirar, Ferreira Carrasco, Kondogbia, Moutinho, Silva, Toulalan, A. Traoré, Berbatov, Germain, Martial, Matheus.

Le groupe de la Juventus Turin : Buffon, Chiellini, Ogbonna, Pepe, Marchisio, Morata, Tevez, Coman, Llorente, Barzagli, De Ceglie, Bonucci, Padoin, Pirlo, Vidal, Lichtsteiner, Sturaro, Storari, Matri, Evra, Rubinho, Pereyra, Marrone

Avec AFP

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