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CYCLISME

Paris-Roubaix : la SNCF porte plainte après le franchissement du passage à niveau

Les coureurs de Paris-Roubaix patientent au passage à niveau, le 12 avril 2015.
Les coureurs de Paris-Roubaix patientent au passage à niveau, le 12 avril 2015. Lionel Bonaventure, AFP
2 min

La SCNF a porté plainte contre X suite au franchissement d’un passage à niveau par des coureurs du Paris-Roubaix, alors que la signalétique l’interdisait. L’incident constitue une infraction que les organisateurs de la course n’ont pas sanctionnée.

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L’incident aurait pu être mortel : des coureurs du Paris-Roubaix ont franchi, dimanche 12 avril, un passage à niveau alors qu’il était fermé et qu’un TGV était en approche. Le lendemain, qualifiant le comportement des cyclistes d’"extrêmement grave et irresponsable", la SNCF annonce dans un communiqué qu'elle portait plainte contre X suite à ces événements.

Sur les images ci-dessous, plusieurs dizaines de coureurs traversent en effet un passage à niveau à hauteur de la commune de Wallers (Nord), à 87 kilomètres de l'arrivée, alors que le feu rouge l’interdit. La majorité passe sous les barrières automatiques qui s’abaissent mais certains vont même jusqu’à les contourner. Quelques secondes plus tard, alors qu’une partie du peloton est à l’arrêt, un TGV passe en trombe.

La question des sanctions se pose désormais. "De tels agissements sont au minimum passibles d'une contravention pénale", rappelle la SNCF, qui porte plainte contre X afin de laisser "le soin à l'enquête de déterminer la nature des responsabilités en cause, comme leurs auteurs".

La vidéo de l'incident du Paris-Roubaix

"Cela aurait été une injustice"

Du point de vue sportif, passer outre un tel feu rouge est interdit par le règlement de la course sous peine de déclassement mais plusieurs officiels ont déjà semblé écarter la possibilité de sanctions. Dès dimanche, le président du jury des commissaires, le Belge Guy Dobbelare, a estimé qu'"il n'(avait) pas été possible aux coureurs de tête de s'arrêter dans des conditions de sécurité suffisantes", le peloton se trouvant "à 10 mètres lorsque les barrières ont commencé à se fermer".

Le directeur de la course, Thierry Gouvenou, a ensuite renchéri : "En théorie, ceux qui passent alors que les barrières sont fermées sont mis hors course. En pratique, cette fois, cela aurait été une injustice vis-à-vis des coureurs qui auraient été mal identifiés".

Une clémence que ne partage pas la compagnie ferroviaire. Dans son communiqué, elle souligne que ce type d'"infractions au code de la route ont causé en 2014, la mort de 29 personnes" et déplore que "des millions de téléspectateurs (aient) pu constater en direct cette infraction extrêmement grave et irresponsable qui aurait pu être tragique."

Avec AFP

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