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Boko Haram : que sont devenues les lycéennes enlevées il y a un an ?

Un groupe de 57 lycéennes avait réussi à échapper à Boko Haram juste après leur enlèvement, le 13 avril 2014
Un groupe de 57 lycéennes avait réussi à échapper à Boko Haram juste après leur enlèvement, le 13 avril 2014 AFP

Le 14 avril 2014, il y a un an, les islamistes du groupe Boko Haram enlevaient plus de deux cents lycéennes à Chibok au Nigeria. Un rapt qui a suscité une vive émotion dans le monde. De nombreux rassemblements sont prévus en commémoration mardi.

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#Bringbackourgirls. La campagne qui avait suscité une vive émotion aux quatre coins de la planète pour mobiliser sur le sort des quelques lycéennes de Chibok, au Nigeria,  enlevées par la secte islamiste Boko Haram, est de nouveau d’actualité. Cela fait en effet un an ce mardi 14 avril que les familles n’ont plus de nouvelles des jeunes filles.

Elles étaient 276 au moment de leur kidnapping, le 14 avril 2014, 57 d’entre elles ont réussi à s’échapper dans les heures qui ont suivi le rapt, mais 219 sont toujours portées disparues.

Mariées de force

Des commémorations et autres veillées à la bougie sont prévus au Nigeria et ailleurs dans le monde. Un rassemblement est notamment prévu à Abuja, la capitale, où le mouvement #Bringbackourgirls se réunit quotidiennement depuis un an pour réclamer la libération des otages. Une veillée à la bougie devait avoir lieu sur un grand rond-point de Lagos, où les noms de toutes les otages ont longtemps été affichés.

>> La revue de presse sur France 24 : "Nigeria : '365 jours sans nouvelles'"

Selon les responsables de la campagne #Bringbackourgirls, l'Empire State Building, à New York, devrait aussi être éclairé mardi d'une robe rouge et violette en solidarité et pour symboliser la lutte contre les violences faites aux femmes.

En mai 2014, une vidéo diffusée par Boko Haram montrait une centaine de lycéennes voilées, récitant des sourates du Coran. Depuis, plus de nouvelles. Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a déclaré avoir converti les adolescentes qui n'étaient pas musulmanes et les avoir toutes "mariées de force".

De son côté, l'armée nigériane a déjà affirmé par le passé qu'elle savait où se trouvaient les lycéennes, mais qu'une opération de sauvetage était trop risquée.

>> À lire sur Les Observateurs : La colère du père d'une lycéenne enlevée

Dans son rapport, Amnesty International cite un haut gradé de l'armée nigériane, selon lequel les otages sont gardées dans plusieurs camps de Boko Haram, au Nigeria mais aussi au Tchad et au Cameroun voisins.

Lutte contre Boko Haram : Buhari veut réussir là où Jonathan a échoué

Mais s'il a été très médiatisé, ce rapt est loin d'être le seul crime de ce type commis par Boko Haram, rappelle Amnesty International dans un rapport publié précisément mardi 14 avril. Selon l’ONG, au moins 2 000 femmes et fillettes ont été enlevées au Nigeria depuis le début de l'année dernière.

Les Nations unies et des organisations de défense des droits de l'Homme ont aussi dénoncé, à cette occasion, le ciblage délibéré d'enfants, garçons et filles par les islamistes, dont l'insurrection et la répression armée ont fait au moins 15 000 morts depuis six ans.

>> À voir sur France 24 : "Au Nigeria, chrétiens et musulmans s'unissent pour 'récupérer les filles'"

Le gouvernement du président Goodluck Jonathan, qui a cherché à minimiser et même à nier ce kidnapping, dans un premier temps, a été accusé d'être indifférent au sort des lycéennes. Cette erreur politique et son incapacité à juguler l'insurrection islamiste, qui a fait des milliers de morts dans le nord du Nigeria depuis 2009, ont probablement joué un rôle majeur dans sa défaite à la présidentielle fin mars.

Le vainqueur de la présidentielle, Muhammadu Buhari, qui sera investi le 29 mai, a indiqué qu'il ferait de la lutte contre Boko Haram sa priorité, précisant toutefois qu'il ne pouvait "pas promettre" de retrouver les jeunes filles.

Avec AFP et Reuters

 

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