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En Syrie et en Irak, les Français jihadistes toujours plus nombreux et actifs

Des combattants de l'organisation de l’État islamique non loin de Kobané, en Syrie, le 18 octobre 2014.
Des combattants de l'organisation de l’État islamique non loin de Kobané, en Syrie, le 18 octobre 2014. Aris Messinis, AFP

Soucieux de convaincre sur le bien-fondé du projet de loi sur le renseignement, Manuel Valls a avancé de nouveaux chiffres sur les Français partis combattre en Syrie ou en Irak. Sur 1 500 jihadistes, sept d'entre eux ont commis des attentats.

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Le gouvernement a révélé de nouveaux chiffres sur les Français partis combattre en Syrie et en Irak. Manuel Valls a annoncé lundi 13 avril que sept Français ou résidents français, dont six convertis, sont morts en commettant des attentats-suicide en Irak et en Syrie.

"Un phénomène nouveau doit retenir particulièrement notre attention pour son risque de réplique en France, et je donne ces éléments sans doute pour la première fois : les services de renseignement ont établi que sept de ces individus - je parle de Français ou de résidents en France - sont morts en action-suicide en Syrie ou en Irak", a déclaré le Premier ministre devant les députés, en défendant le projet de loi sur le renseignement à l'Assemblée nationale.

>> À lire sur France 24 : "'Dépressif et issu d'une famille athée' : le profil type du jihadiste français"

Et de poursuivre "le plus jeune n'avait pas 20 ans. [...] S'agit-il d'une volonté délibérée de [l'organisation de l'État islamique] Daech de sacrifier en priorité ces profils ? S'agit-il pour les candidats au suicide de faire preuve de zèle idéologique pour attester de leur conversion ? Ceci illustre en tout cas les redoutables capacités d'endoctrinement de Daech".

1 500 Français ou résidents impliqués

Le chef du gouvernement a également avancé un nouveau chiffre du nombre de Français ou résidents français engagés dans les filières jihadistes irako-syriennes, avec le nombre de tués, qui se rapproche désormais de la barre des 100. "Désormais, plus de 1 550 Français ou résidents sont recensés pour leur implication dans les filières terroristes en Syrie et en Irak", a indiqué Manuel Valls, soit "un quasi-triplement depuis le 1er janvier 2014 […] La présence de 800 d'entre eux a été attestée sur zone. 434 y sont actuellement et 96 y ont été tués."

>> À lire sur France 24 : "'Pourquoi je veux mourir en Syrie' : confession d'un jihadiste français"

Concernant les jihadistes européens, Manuel Valls a cité les chiffres de la commissaire européenne à la Justice Vera Jourova, qui évalue "à 5 000 à 6 000 le nombre d'Européens présents en Syrie, et craint comme nous que le nombre de combattants étrangers n'atteigne le seuil de 10 000 individus d'ici à la fin de l'année", pour les "seuls Européens".

Valls se défend de tout "Patriot Act" à la française

Ces chiffres ont été annoncés par Manuel Valls devant l'Assemblée nationale pour tenter de rassurer les opposants au projet de loi sur le renseignement. L'intéressé dément qu'il porte les germes d'un "Patriot Act" à la française et d'une surveillance massive des Français.

Manuel Valls a notamment insisté sur la nécessité de franchir une "nouvelle étape" pour faire face au terrorisme, rappelant la cyberattaque contre TV5Monde. Le texte, en préparation depuis plusieurs mois, a été réactivé par les attentats de janvier à Paris. L'objet est de renforcer les services de renseignement, qui n'auront désormais plus à solliciter l'autorisation d'un juge pour des missions de surveillance et d'infiltration.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté lundi aux abords de l'Assemblée nationale pour dénoncer une "surveillance de masse" et un "texte liberticide". 

Avec AFP et Reuters

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