ÉTATS-UNIS

Terrorisme : Obama veut supprimer Cuba de la liste noire des États-Unis

Barack Obama et Raul Castro se serrent la main au septième Sommet des Amériques.
Barack Obama et Raul Castro se serrent la main au septième Sommet des Amériques. Mandel Ngan, AFP

Quatre jours après sa poignée de main historique avec Raul Castro au Sommet des Amériques, le président américain a prévenu, mardi, qu'il avait l'intention de "supprimer" Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme.

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Le président des États-Unis Barack Obama souhaite retirer Cuba de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme, a annoncé mardi 14 avril la Maison Blanche. L'île communiste est présente sur cette liste depuis 1982.

Dans un rapport présenté au Congrès, le président américain a fait part de son "intention de supprimer" Cuba de cette liste où figurent aussi le Soudan, la Syrie ou l'Iran. Y être fiché empêche notamment d'accéder au financement par des organismes internationaux.

Quarante-cinq jours

"Le gouvernement cubain n'a apporté aucun soutien au terrorisme international ces six derniers mois", a fait remarquer le président dans sa note au Congrès. Les élus ont maintenant 45 jours pour manifester leur opposition.

"Bien que je ne sois pas un fervent soutien du régime de Castro, je continue à croire que l'ouverture de l'île aux idées, au commerce et à l'élan américains est la manière la plus efficace de voir un pays plus ouvert et plus tolérant", a déclaré de son côté Dick Durbin, le numéro deux des démocrates au Sénat.

>> À lire sur France 24 : "Obama et Castro tournent la page de la Guerre froide"

Les présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro s'étaient serré la main au Panama le 11 avril dernier, un acte sans précédent depuis 1956 et qui marque l'avènement d'une nouvelle ère dans les relations entre les deux ennemis de la Guerre froide.

Devant une trentaine de ses pairs, Barack Obama avait affirmé que le rapprochement entre Washington et La Havane marquait "un tournant" pour les Amériques : "Le fait que le président Castro et moi soyons assis ici aujourd'hui représente un événement historique."

Avec AFP
 

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