BRÉSIL

Affaire Petrobras : un proche de Dilma Roussef arrêté pour corruption

Le 12 avril 2014 à Brasilia, des manifestants protestent contre le Parti des travailleurs, au pouvoir au Brésil, et demandent le départ de Dilma Roussef.
Le 12 avril 2014 à Brasilia, des manifestants protestent contre le Parti des travailleurs, au pouvoir au Brésil, et demandent le départ de Dilma Roussef. Evaristo Sa, AFP

Le trésorier du Parti des travailleurs (PT) au pouvoir au Brésil, João Vaccari, a été arrêté mercredi à Sao Paulo. Il est soupçonné d’avoir reçu des fonds issus de contrats frauduleux du groupe pétrolier Petrobras.

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João Vaccari, trésorier du Parti des travailleurs au pouvoir au Brésil, a été arrêté à Sao Paulo le mercredi 15 avril. Des soupçons de pots-de-vin et de blanchiment d’argent pèsent sur lui. La justice brésilienne l'accuse d'avoir reçu des fonds provenant de contrats frauduleux du groupe pétrolier public Petrobras et de les avoir enregistrés comme s'il s'agissait de dons électoraux.

>> À voir sur France 24 : "Brésil : le parti au pouvoir face au scandale Petrobras"

João Vaccari, qui nie les accusations portées contre lui, "a été arrêté à Sao Paulo" mercredi matin et va être transféré à Curitiba (État du Parana), a précisé un porte-parole de la police.

La justice enquête sur ce vaste réseau de fraude, blanchiment d'argent et versement de pots-de-vin en échange de contrats destinés à financer des partis, qui implique des entreprises de construction, des anciens hauts dirigeants de Petrobras et des hommes politiques, dont beaucoup de membres du Parti des travailleurs de la présidente Dilma Rousseff.

Proche de la présidente

L'arrestation de João Vaccari pourrait avoir de lourdes conséquences sur la présidente Dilma Rousseff s'il s'avérait que ses campagnes électorales de 2010 et 2014 ont en partie été financées grâce à ce système de corruption.

Selon la police, quelque quatre milliards de dollars auraient circulé dans ce réseau au cours de la dernière décennie.

João Vaccari est le responsable politique le plus proche de la présidence ayant été visé par l'enquête sur Petrobras qui a provoqué une crise sans précédent au plus haut niveau de l'État et fait plonger la cote de popularité de la présidente.

De nouvelles manifestations rassemblant près de 600 000 Brésiliens ont éclaté dimanche contre Dilma Roussef, réclamant la fin de l'impunité et sa destitution. Réélue difficilement en novembre pour un second mandat de quatre ans, La présidente est au plus bas dans les sondages, avec un taux d'approbation d'à peine 13 %.

Avec AFP et Reuters

 

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