IRAK

Les combats s'intensifient autour de la raffinerie de Baïji, la plus grande d'Irak

De la fumée s'élève au-dessus de la raffinerie de Baïji, le 16 avril 2015.
De la fumée s'élève au-dessus de la raffinerie de Baïji, le 16 avril 2015. Mohammed Sawaf, AFP

L'armée irakienne a envoyé jeudi des renforts sur le site de la raffinerie de Baïji. Bagdad tente depuis plusieurs jours de récupérer la plus grande raffinerie du pays, dont le groupe État islamique contrôle plusieurs parties.

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Les combats ont redoublé d'intensité depuis jeudi 16 avril autour de la raffinerie de Baïji, la plus grande d'Irak. L'armée irakienne tente depuis plusieurs jours de la reprendre. L'organisation de l'État islamique (EI) l'a attaquée en fin de semaine dernière et en contrôle plusieurs secteurs. Un bataillon de l'armée irakienne est arrivé jeudi en renfort sur le site.

Dans le même temps, des sympathisants de l'EI ont fait circuler jeudi soir des photographies de leur avancée sur les réseaux sociaux. On y voit des combattants à l'intérieur de la raffinerie, avec en légende : "Les soldats de l'EI avancent pour nettoyer ce qui reste de la raffinerie." L'authenticité de ces images n'a pu être vérifiée.

Le site de Baïji a été attaqué en fin de semaine dernière par les jihadistes, qui ont réussi à pénétrer dans le complexe et à prendre le contrôle de plusieurs installations, dont des cuves de stockage.

"La raffinerie en elle-même n'est pas menacée", a déclaré le chef d'état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey.

L'EI veut adresser un message

En visite à Washington, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a estimé que les jihadistes, qui ont subi un revers majeur il y a deux semaines en perdant la ville de Tikrit, voulaient adresser un message en montrant leur assaut sur Baïji. L'EI a également progressé ces derniers jours à l'ouest de Bagdad, dans la province d'Anbar.

"Je pense que c'est planifié pour coïncider avec ma visite aux États-Unis. Je pense qu'ils veulent montrer qu'en dépit du soutien que l'Irak reçoit, ils continuent à causer des dommages", a déclaré le chef du gouvernement irakien, ajoutant que le groupe radical sunnite reste "extrêmement dangereux". Haïdar al-Abadi était précisément à Washington pour demander davantage d'aide de Washington pour la lutte contre l'EI.

S'exprimant à la télévision d'État irakienne, le gouverneur de la province d'Anbar, Sohaïb al Raoui, a appelé "tous les fils d'Irak" à participer à la "libération" de la province occidentale des mains de l'EI, laissant entendre qu'il ne s'opposerait pas à l'implication de paramilitaires chiites.

La province est très majoritairement sunnite et des tribus ont déjà exprimé leurs réserves quant à la participation des milices chiites.

Le général Dempsey a jugé que Baïdji, en raison de ses infrastructures pétrolières, était plus stratégique que l'Anbar. "Je préférerais que Ramadi ne tombe pas mais ce ne serait pas la fin de la campagne si elle venait à tomber."

Avec AFP et Reuters

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