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Réfugié yéménite à Djibouti : "Je n'ai plus rien"

Fairuz Mohammed et sa famille, réfugiés yéménites à Djibouti
Fairuz Mohammed et sa famille, réfugiés yéménites à Djibouti Capture France 24

Des milliers de familles yéménites ont quitté leur pays en raison des combats et des frappes. Certains ont réussi à fuir vers l'étranger, comme à Djibouti. Pour ce faire, ils ont dû payer des passeurs pour franchir le détroit de Bab-el-Mandeb.

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Alors que le Yémen est déchiré par des conflits et soumis à des raids aériens, depuis la conquête par les rebelles chiites Houthis et leurs alliés de la capitale Sanaa et de plusieurs régions du nord et de l'ouest, des milliers de réfugiés quittent le pays. Parmi eux, Fairuz Mohammed et sa famille ont tout laissé pour rejoindre Djibouti. Ils ont payé 1 200 euros pour monter à bord d'un navire indien.

"Beaucoup de gens voulaient partir, mais c'était difficile avec les combats et les bombes. Ils n'avaient aucun moyen de partir. Certains qui ont des maisons sont restés. Mais je n'ai plus rien. Plus de maison, plus de travail, plus de futur", raconte ce père de famille à France 24.

Fairuz Mohammed a dû laisser l'un de ses fils au Yémen. Comme lui, la majorité des réfugiés sont partis précipitamment, sans pouvoir prendre d'effets personnels. "Ils n'ont pas eu le temps de faire leurs valises, ils sont arrivés désorientés, ne sachant pas quoi faire. Ces gens ont clairement besoin d'aide", explique Frederic Van Hamme, porte-parole de du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR) à Djibouti.

Des infiltrations de militants d'Al-Qaïda ?

Situé sur le Golfe d'Aden, partageant des frontières avec l'Erythrée, l'Ethiopie et la Somalie, Djibouti est aussi une base militaire pour les forces françaises et américaines, jusqu'ici dédiées à soutenir la lutte contre les Shebab. Avec la crise yéménite, les autorités et les diplomates craignent l’arrivée de militants d'Al-Qaïda en provenance de la péninsule arabique. "Nous avons des inquiétudes, car il pourrait y avoir des infiltrations qui entraîneraient des risques pour la sécurité nationale ", a déclaré Abdourahman Mohamed Guelleh, secrétaire général de l’Union pour le salut (USN), parti de l’opposition djiboutienne, sur le plateau de France 24. "La situation au Yémen n’est plus sous contrôle. Nous savons qu’il y a une forte présence d’Al-Qaïda ou de l’extrémisme dans ce pays".

Selon l'ONU, 1 600 réfugiés yéménites sont déjà arrivés à Djibouti. Et environ 30 000 de plus sont attendus dans les prochains mois.

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