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L'armée se déploie à Johannesburg pour empêcher les violences xénophobes

Des déplacés ayant fui les violences xénophobes, dans un camp à Primrose, près de Johannesburg, le 19 avril 2015.
Des déplacés ayant fui les violences xénophobes, dans un camp à Primrose, près de Johannesburg, le 19 avril 2015. Marco Longari, AFP

Les violences xénophobes qui touchent Durban et Johannesburg depuis deux semaines, en Afrique du sud, ont décidé le gouvernement à déployer l'armée dans un quartier de la capitale économique.

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La ministre de la Défense sud-africaine, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a annoncé mardi 21 avril le déploiement de l'armée dans le township d'Alexandra, à Johannesburg, afin d'assister la police dans la lutte contre les violences xénophobes.

Ce déploiement intervient après la demande du Forum de la diaspora africaine, principale association d'immigrés africains dans le pays, pour qui la protection des populations étrangères était nécessaire. Des violences à caractère xénophobe ont en effet secoué les agglomérations de Durban et de Johannesburg ces 15 derniers jours, faisant officiellement sept morts et des milliers de déplacés.

>> À lire sur France24.com : Violences xénophobes en Afrique du Sud : le roi des Zoulous nie toute responsabilité

Si aucun incident sérieux n'avait été signalé depuis le meurtre d'un Mozambicain à Alexandra samedi, un couple de Zimbabwéens a été attaqué dans le township lundi soir, selon la ministre de la Défense. "L'armée est la dernière ligne de défense", a-t-elle rappelé, notant que la décision n'avait pas été facile à prendre, vu les douloureux souvenirs laissés par l'armée dans les townships à l'époque de l'apartheid dans les années 1980 et 1990.

Pays de 50 millions d'habitants, l'Afrique du Sud compterait quelque cinq millions d'immigrés, originaires, pour la plupart, d'Afrique australe, de la Corne de l'Afrique et du sous-continent indien. Le taux de chômage s'élève à 25 % et approche même 40 % chez les plus jeunes.

Les migrants sont souvent accusés de tous les maux par la population comme par certains responsables politiques, qui leur reprochent pêle-mêle de résider illégalement dans le pays, de faire des affaires au détriment des commerçants locaux ou encore
de commettre des crimes.

Avec Reuters et AFP

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