Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La fin des sanctions contre l'Erythrée

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mais qu'est ce que ça veut dire "mettre le bololo" ?

En savoir plus

LE DÉBAT

Brexit : divorce à l'amiable avec Bruxelles ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"8, avenue Lénine" : le parcours du combattant d'une femme rom en France

En savoir plus

FOCUS

La minorité arménienne de Syrie se reconstruit à Erevan

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Un juge à la Cour suprême incite les Américains à s'investir dans la vie publique

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Yémen : la guerre décryptée

En savoir plus

FACE À FACE

Le mouvement des "gilets jaunes", entre grogne civile et récupération politique

En savoir plus

L’invité du jour

Titouan Lamazou : "Aller à la rencontre de l'infinie diversité de l'humanité"

En savoir plus

Economie

L'Union européenne accuse le géant russe Gazprom d'abus de position dominante

© Alexander Nemenov, AFP | Alexeï Miller, le PDG du géant russe de l'énergie Gazprom

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/04/2015

La Comission européenne a ouvert mercredi une procédure pour abus de position dominante en Europe contre le géant énergétique russe Gazprom. Cette décision intervient dans un contexte de relations tendues entre la Russie et l'Europe.

Margrethe Vestager a encore frappé. La commissaire européenne à la Concurrence a annoncé, mercredi 22 avril, l'ouverture d'une procédure contre le géant russe Gazprom, l'accusant d'abus de position dominante en Europe. Le groupe russe a contesté, dans un communiqué, "les objections formulées par la Commission européenne [qui sont] infondées".

C'est le deuxième poids très lourd économique que la commissaire danoise décide de poursuivre en moins de deux semaines. Elle avait déjà fait beaucoup parler d'elle en lançant une procédure similaire contre Google le 14 avril.

Mais s'attaquer à Gazprom est aussi une décision politiquement sensible. Le géant de l'énergie est, en effet, perçu comme l'un des principaux alliés économiques du Kremlin. Cette procédure intervient alors que les relations entre l'Europe et la Russie sont très dégradées, sur fond de crise ukrainienne.

Gaz surfacturé

"Toute charge de ce type contre Gazprom serait vue comme une sanction supplémentaire de l'Union européenne contre la Russie", avait déclaré une source proche du Kremlin à Reuters, lundi 20 avril, alors que les rumeurs d'une éventuelle procédure devenaient de plus en plus persistantes.

Mais Margrethe Verstager semble n'avoir cure de ce contexte diplomatique. "Toutes les entreprises qui sont actives en Europe - qu'elles soient européennes ou non - doivent se soumettre aux règles de l'UE", a-t-elle simplement déclaré, mercredi.

Cela faisait trois ans que Bruxelles enquêtait sur les pratiques commerciales de Gazprom, à la suite d'une plainte de la Lituanie. Le groupe russe est accusé d'avoir pu, grâce à sa position dominante sur le marché de l'extraction du gaz, surfacturer le prix de la précieuse matière première. Il est aussi soupçonné d'interdire à ses clients d'aller voir ailleurs si le gaz y est moins cher. Le géant russe a maintenant dix semaines pour répondre aux accusations européennes.

Avec Reuters

Première publication : 22/04/2015

  • UKRAINE

    Avec la Crimée, l'Ukraine perd aussi le gaz de la mer Noire

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Abus de position dominante : Bruxelles contre Google, un combat de longue haleine

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Margrethe Vestager, la commissaire européenne qui ne craint ni Google, ni Gazprom

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)