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La Fifa menace de bannir la Grèce de toute compétition internationale

Des hooligans ont affronté les forces de l'ordre lors du match qui a opposé l'Olympiakos au Panathinaikos.
Des hooligans ont affronté les forces de l'ordre lors du match qui a opposé l'Olympiakos au Panathinaikos. In Time, AFP

Au grand dam de la Grèce, la Fifa et l'UEFA ont menacé mercredi de bannir le pays de toute compétition internationale de football s'il faisait passer une loi renforçant la sécurité dans les stades.

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Après le Grexit économique - la sortie de la Grèce de la zone euro -, c'est le Grexit footballistique qui menace Athènes. La Fifa et l'UEFA, les deux principales organisations professionnelles internationales du ballon rond, ont averti, mercredi 22 avril, la fédération grecque de football qu'elle risquait de subir une sanction pouvant aller jusqu'à l'exclusion du pays de toute compétition internationale.

Pourquoi ? À cause d'une loi en préparation que la Fifa considère comme une ingérence inadmissible de l'État dans les affaires de la fédération grecque de football. Et la puissante organisation internationale supporte très mal toute immixtion de la force publique dans la vie des clubs. Même si la loi en question vise à lutter contre les débordements de violence dans les stades grecs, un objectif pourtant partagé par la Fifa et l'UEFA.

"La supervision de la Fifa a failli"

"Si la loi est adoptée telle qu'elle est proposée, nous n'aurons pas d'autre choix que de porter ce cas à la connaissance des services compétents de la Fifa et de l'UEFA pour des sanctions immédiates, notamment la suspension de la Fédération grecque de football", spécifie le courrier signé par les secrétaires généraux de la Fifa Jérôme Valcke et de l'UEFA Gianni Infantino.

Cette menace a provoqué l'ire du gouvernement grec. "Nous n'allons pas changer la philosophie de la loi concernant le sport. La supervision de la Fifa et de l'UEFA sur le football grec [en matière de violence dans les stades] a failli", a assuré, mercredi, le vice-ministre grec des Sports, Stavros Kontonis. Le projet de loi doit être voté début mai.

25 millions d'euros d'amendes

Ce texte qui hérisse le poil de la Fifa et de l'UEFA prévoit de permettre à l'État d'infliger des amendes allant de 10 000 à 25 millions d'euros aux responsables de violence, de décaler des matches à risque et même d'interdire à des équipes grecques de participer à des compétitions internationales.

Pour les instances internationales du football, ce sont les fédérations nationales qui doivent, les premières, tout faire pour remettre de l'ordre dans les stades. Et en Grèce, il y a du travail. Depuis le début de la saison, la première division a dû être suspendue trois fois à cause de débordements de hooligans.

Avec AFP

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