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Dans la presse

"Ne pas céder à la peur"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 23 avril, le projet d’attentat déjoué mercredi contre une ou plusieurs églises en banlieue parisienne. Un projet qui pourrait avoir été commandité par l’organisation de l’État islamique.

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Le projet d’attentat déjoué mercredi fait la une de la presse française, jeudi matin.

"20 minutes", qui évoque un attentat "tué dans l’œuf", rappelle que c’est finalement le hasard qui a permis l’interpellation de Sid Ahmed Ghlam, de façon fortuite après s’être blessé lui-même. Cet Algérien de 24 ans était "programmé pour tuer", selon "le Parisien", qui rapporte que l’étudiant avait reçu un ordre émanant de l’organisation de l’État islamique.

Il projetait d’attaquer une ou plusieurs églises de la banlieue sud de Paris. Trois mois et demi après les attentats de Paris, "les chrétiens de France sont devenus la nouvelle cible des islamistes", constate "le Figaro". "Les Français doivent s’habituer à l’idée que les années à venir seront sans doute endeuillées par des tragédies qui exigeront de leur part une force d’âme peu commune". Le journal juge "qu’il faut répondre à la barbarie par une détermination implacable".

"Il ne faut pas céder à la peur", a réagi mercredi la Conférence des évêques de France. Dans un entretien au "Figaro", son porte-parole indique que l’Église ne demande pas de renforcement des mesures actuelles de protection de ses lieux de culte, et lance un appel à la vigilance et au sang-froid, en rappelant que "l’attitude chrétienne est celle de l’ouverture, de l’accueil : il serait dangereux de regarder l’autre avec méfiance, comme quelqu’un de susceptible de causer un dommage à une Église"."Il ne faut pas céder à la peur", répète "La Croix", qui invite les chrétiens à ne pas "voir dans tout musulman un ennemi potentiel". "Car c’est exactement cet affrontement que cherchent à susciter les jihadistes".

Au sujet de l’enquête, "le Parisien" confirme le séjour de 10 jours de Sid Ahmed Glam en Turquie en février dernier. C’est à ce moment-là que les services de renseignement s’intéressent de près à lui. Pendant plusieurs semaines, son environnement est passé au crible, en vain. Une fiche de surveillance dite "S13" est établie, pour contrôler ses déplacements hors de France. C’est semble-t-il début mars qu’il matérialise ses projets d’attaques, sous l’impulsion "d’au moins un homme non identifié, suspecté de se trouver en Syrie". Le message de cet individu est clair : Ghlam doit cibler une église sur le sol français. Ce serait ce même mystérieux interlocuteur qui lui aurait indiqué où trouver l’arsenal retrouvé, dans une voiture stationnée dans une rue de la banlieue nord de Paris, Aulnay-sous-Bois. Puis le jeune homme aurait fait part de ses réticences, avant d’être de nouveau convaincu par son ou ses interlocuteurs, d’après le site du Point, qui fait état de messages pressants : "Trouve une bonne église avec du monde", lui ordonne son commanditaire, qui fait preuve de son impatience : "Bouge toi. Ici c'est galère".

La neutralisation de ce projet d’attentat intervient en plein débat sur la loi sur le renseignement, rappelle le site de l’Opinion, qui rapporte que ce projet conforte Hollande sur l’utilité de cette loi, dont les détracteurs dénoncent une "récupération de l’actualité". "Les Échos" relèvent que l’attentat déjoué a conduit Sarkozy et Hollande à tenir la même position.

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