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Riyad poursuit ses frappes contre les positions des Houthis au Yémen

Les stigmates d'un raid mené par l'Arabie saoudite, début avril.
Les stigmates d'un raid mené par l'Arabie saoudite, début avril. Muhammed Huwais, AFP

Les avions de la coalition saoudienne poursuivent leurs raids contre presque toutes les positions tenues par les rebelles chiites houthis,et ce, malgré l’annonce par Riyad, mardi, de la fin de cette campagne aérienne.

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Les raids de la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen ont ciblé vendredi 24 avril un camp militaire pro-rebelles près de Taëz (sud-ouest), après une nuit de combats, selon des habitants.

Les avions de la coalition ont frappé ce camp d'une unité favorable aux rebelles chiites Houthis trois jours après l'annonce par Riyad de la fin de la première phase de la campagne visant à stopper l'avancée de la rébellion et de l'arrêt des bombardements intensifs.

À Aden, grande ville du sud, des raids ont aussi visé des positions rebelles. Des affrontements violents entre Houthis et partisans du président yéménite en exil Abd Rabbo Mansour Hadi ont fait rage jusqu'à l'aube, ont indiqué des combattants pro-Hadi à l'AFP. Dans la province orientale de Marib, raids et heurts ont également eu lieu dans la nuit, selon des habitants.

La veille, jeudi 23 avril, la coalition menée par Riyad poursuivait déjà ses raids aériens contre les Houthis. Ces bombardements sont intervenus au moment où l'ONU annonçait la nomination d'un nouveau médiateur, chargé de mettre fin au conflit. Toutefois, la reprise de pourparlers, ce que souhaitent les rebelles chiites, ne pourra se faire qu'après un arrêt total des frappes, ont prévenu ces derniers.

Dans les dernières 72 heures, les raids ont touché pratiquement toutes les zones où les rebelles chiites sont présents : près de la capitale Sanaa (nord), à Hodeida (ouest) et près d'Aden (sud). Dans cette grande ville du sud, six personnes ont été tuées et 56 blessées, a affirmé jeudi à l'AFP un responsable de santé.

A Dhaleh, au moins 23 rebelles chiites ont été tués jeudi par des frappes de la coalition arabe, selon un bilan d'un responsable local qui n'a pas pu être confirmé de source indépendante.

Un peu plus au nord, à Taëz, un responsable de la Croix-Rouge a indiqué à l'AFP qu'une de ses équipes avait retrouvé les corps de dix soldats après la prise mercredi par des rebelles d'un camp de militaires pro-Hadi.

Plus de 1 000 morts

La poursuite des raids suscite des interrogations sur les raisons qui ont poussé l'Arabie saoudite à annoncer la fin de la campagne aérienne. Les spéculations vont bon train à ce sujet.

Certains mettent en avant des pressions internationales en raison des nombreuses victimes civiles du conflit, d'autres des conseils amicaux de pays occidentaux alliés de Riyad pour l'amorce d'un règlement politique et d'autres encore évoquent des négociations en coulisse qui ont déjà commencé avec des parties yéménites.

L'Arabie saoudite a fait l'objet de nombreuses critiques à propos du coût humain des raids, dont celles de Human Rights Watch, qui a demandé jeudi une enquête sur les bavures présumées de la guerre.

L'Organisation mondiale de la santé a fait déjà état d'un bilan de 1 080 morts et 4 352 blessés - civils et militaires - depuis le 19 mars.

Avec AFP
 

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