PRÉSIDENTIELLE

Sans surprise, Omar el-Béchir réelu à la tête du Soudan

Omar el-Béchir a voté à Khartoum, le 13 avril 2015.
Omar el-Béchir a voté à Khartoum, le 13 avril 2015. Ashraf Shazly, AFP

Le dictateur Omar el-Béchir est arrivé en tête de l'élection présidentielle lundi, suite au scrutin qui s'est tenu mi-avril, avec 95,4 % des voix. Une victoire largement attendue après un scrutin boycotté par l'opposition.

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Sa victoire ne faisait aucun doute. Le dictateur Omar el-Béchir a été réélu lundi 27 avril à la tête du Soudan pour 5 ans, avec 95,4 % des voix, selon la Commission électorale.

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"Le nombre de voix obtenues par le candidat Omar Hassan Ahmed el-Béchir, du Parti du Congrès national, est de 5 252 478, soit 94,5%" des suffrages, a déclaré le chef de la Commission électorale, Mokhtar al-Assam, devant la presse à Khartoum, dix jours après la tenue du scrutin.

Omar el-Béchir, 71 ans, est arrivé au pouvoir en 1989 à la faveur d'un coup d'État, qui a isolé le Soudan sur la scène internationale. Depuis 1997, le pays est sous le coup d'un embargo commercial américain.

La victoire de M. Béchir aux élections d'avril ne faisait presque aucun doute, ses 13 concurrents étant peu connus, et l'opposition ayant boycotté le scrutin.

Avant même l'ouverture des bureaux de votes le 13 avril, la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, avait estimé que ces élections ne pourraient produire de résultats "crédibles" du fait de l'échec du pouvoir à organiser un dialogue national.

En 2014, Omar el-Béchir avait annoncé l'ouverture d'un dialogue national pour résoudre les conflits qui font rage dans les régions du Kordofan-sud, du Nil-Bleu et du Darfour, mais les discussions n'ont toujours pas commencé.

M. Béchir est réclamé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et génocide au Darfour, une vaste région de l'ouest du Soudan où, selon l'ONU, au moins 300 000 personnes sont mortes et 2,5 millions ont dû fuir les violences qui perdurent depuis 2003.

Mi-avril, la décision de suspendre les enquêtes a été annoncée par la procureure Fatou Bensouda. Celle-ci a reproché au Conseil de sécurité de l'ONU de ne pas avoir suffisamment insisté pour obtenir l'arrestation du président soudanais. Elle a averti qu'en l'absence d'une action du Conseil de sécurité, les charges contre Omar el-Béchir et trois autres accusés demeureraient lettre morte.

Avec AFP

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