DIPLOMATIE

L’ONU nomme un nouvel émissaire pour relancer le dialogue au Yémen

Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a prononcé un discours en janvier 2015 au Liberia, dans le cadre de sa mission de lutte contre l'épidémie d'Ebola.
Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a prononcé un discours en janvier 2015 au Liberia, dans le cadre de sa mission de lutte contre l'épidémie d'Ebola. Zoom Dosso, AFP

Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a été nommé par l’ONU pour succéder à Jamal Benomar comme envoyé spécial au Yémen, afin de trouver une issue politique à la crise qui oppose les miliciens chiites et les partisans du président déchu.

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L’ONU a désigné le diplomate mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed pour succéder au Marocain Jamal Benomar, dont les Nations unies avaient annoncé la démission le 15 avril, comme nouvel émissaire au Yémen. L'ONU a précisé, samedi 25 avril, que le médiateur travaillerait "en étroite liaison avec les membres du Conseil, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les gouvernements de la région et d'autres partenaires".

À 55 ans, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed se voit confier la lourde tâche de relancer le dialogue entre partisans du président yéménite déchu Abd Rabo Mansour Hadi et les rebelles houthis soutenus par l’Iran.

Arrêt des raids avant tout pourparlers

Les négociations entre les deux parties du conflit sont au point mort depuis le 26 mars, date de début des frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite en soutien aux partisans du président déchu. Malgré l'annonce par Ryad, le 21 avril, de la fin de la phase intensive de son opération aérienne "Tempête décisive", la coalition a poursuivi ses raids sur des positions des rebelles et de leurs alliés.

Des frappes aériennes ainsi que des combats meurtriers entre rebelles chiites Houthis et partisans du président en exil étaient encore d’actualité samedi.

Alors que les pressions s’accentuent sur les deux parties pour la reprise du dialogue, l'influent ex-président Ali Abdallah Saleh a demandé la veille à ses alliés houthis "d'accepter et appliquer" la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant leur retrait des zones qu'il ont conquises. Il a également appelé à une reprise du dialogue.

Mais les houthis, qui comptent aussi parmi leurs alliés l'Iran, accusé de leur livrer des armes, ce que Téhéran dément, avaient fait de l'arrêt des raids de la coalition dirigée par Ryad un préalable à tout pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU.

Plus de 1 000 personnes, dont une moitié de civils, ont été tuées au Yémen entre le 19 mars et le 20 avril, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). D'après l'ONU, au moins 115 enfants sont morts dans les hostilités. Amnesty International a demandé l'ouverture d'une enquête sur la mort de civils dans des raids aériens.

Avec AFP
 

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