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Séisme au Népal : l'aide internationale arrive alors que le bilan s'alourdit

Forces de police népalaises qui dégagent un corps des décombres à Katmandou, au Népal, le 27 avril 2015.
Forces de police népalaises qui dégagent un corps des décombres à Katmandou, au Népal, le 27 avril 2015. Prakash Singh, AFP

Deux jours après le séisme qui a frappé le Népal et les secousses qui ont suivi, le dernier bilan officiel dépasse les 4 000 morts. Le pays tente d'organiser les secours pendant que l’aide internationale commence à arriver.

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Des milliers de morts, un million d'enfants dans le besoin et un pays en ruine. Le séisme dévastateur qui a frappé le "toit du monde", samedi 25 avril, ainsi que les répliques qui ont suivi ont fait au moins 4 000 morts, selon les autorités népalaises qui craignent que ce bilan s’alourdisse encore, tant l’ampleur des destructions est vaste.

De nombreux étrangers manquent notamment à l'appel. Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, a annoncé lundi que deux Français ont péri dans un éboulement, qu'une dizaine ont été blessés et que 676 restent toujours manquants. Le Quai d'Orsay a mis en place un centre de crise qui avait déjà reçu plus de 7 000 appels dimanche.

>> À voir sur France 24 : Vidéo : au camp de base de l'Everest, il filme l'avalanche qui l'ensevelit

Le séisme de magnitude 7,8, qui a fait trembler le pied de l’Himalaya samedi, est le plus meurtrier depuis quatre-vingts ans. Il a été suivi de nombreuses répliques et a déclenché plusieurs avalanches sur le mont Everest, où 18 personnes ont été tuées. En Inde voisine, les autorités ont fait état de 67 morts. En Chine, au moins 20 personnes ont été tuées.

L'aide internationale commence à arriver

Lundi matin, l’aide internationale commençait à arriver à Katmandou. L’Inde, le Pakistan et la Chine ont envoyé du personnel et du matériel. Les États-Unis ont promis le déblocage immédiat d’une aide d’un million de dollars pour "répondre aux besoins urgents".

Dans un communiqué, le président François Hollande a annoncé lundi que la France allait "affecter des moyens supplémentaires à ceux déjà mobilisés pour porter secours à nos compatriotes". Un avion gros porteur partira d’ici mardi au Népal pour y apporter une aide de première urgence à la population. Des équipes françaises de secouristes et de médecins sont déjà en route ou sur place. 

Des bénévoles de "Pompiers de l’urgence internationale" doivent arriver lundi. "L'équipe est constituée de  12 sauveteurs, dont 6 maîtres-chiens pour la recherche des personnes ensevelies, un médecin, une infirmière et un ingénieur en structure bâtimentaire, également sismologue", a détaillé sur France 24 le président de l'ONG, Philippe Besson. D'autre organisations françaises, comme Médecins du Monde, Handicap International et Action contre la Faim sont déjà à pied d'œuvre.

Une aide qui n'est toujours pas suffisante. "Ce sont encore bien souvent les habitants qui continuent de déblayer les décombres à mains nues et tentent de sauver ce qui peut encore l’être", constatait lundi matin Clément Gargoullaud, envoyé spécial de France 24 à Katmandou.

Près d'un million d'enfants ont besoin d'aide

Face au chaos, le défi est immense. Les hôpitaux sont débordés, l'eau potable et la nourriture manquent, les coupures de courant sont fréquentes, les communications très mauvaises et les infrastructures en ruine. Après de multiples répliques, des dizaines de milliers d'habitants de Katmandou ont passé la nuit de dimanche à lundi sous des abris de fortunes.

"Deux nouvelles secousses cette nuit, de moindre intensité que les précédentes, ont suffi à générer de nouvelles  scènes de panique. Les gens sortaient de leur immeuble pour rejoindre la rue ou les jardins, espérant fuir de nouveaux éboulements", raconte Clément Gargoullaud.

Les restrictions des accès à l'eau potable et aux installations sanitaires augmentent par ailleurs le risque de propagation des maladies par voie aérienne et l'Unicef a averti que près d'un million d'enfants, "vivant dans les zones très touchées par le séisme" avaient un besoin "urgent" d'aide humanitaire. 

Les zones montagneuses inacessibles

En dehors de la capitale, certaines zones montagneuses restent inaccessibles. Les autorités népalaises ont expliqué faire leur maximum pour venir en aide aux régions isolées les plus proches de l'épicentre du séisme, à environ 80 km au nord-ouest de Katmandou.

Samedi, une avalanche provoquée par le séisme s’est déclenchée sur l’Everest, ensevelissant une partie du camp de base, à 5 500 m d’altitude sur le versant népalais. Au moins 18 personnes ont été tuées et plus de 60 personnes blessées dans la catastrophe. Si une quinzaine de blessés ont peu être évacués dimanche par hélicoptère, une centaine d'alpinistes est toujours bloquée dans les montagnes. 

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Londres envoie des Gurkhas aider leur pays d'origine

Un avion de transport militaire devait décoller du Royaume-Uni, lundi 27 avril, pour acheminer de l'aide au Népal, avec à son bord plusieurs douzaines d'ingénieurs de la célèbre brigade des Gurkhas. Au service de sa Majesté depuis 200 ans, l'unité des Gurkhas est formée de soldats d'origine népalaise qui ont servi dans tous les grands conflits, y compris aux Malouines, au Kosovo, en Irak et en Afghanistan. Réputés pour leur vaillance - leur devise est "plutôt mourir que vivre en lâche" - et leur long couteau recourbé, le kukri, les Gurkhas ont été jusqu'à 112 000 dans les rangs de l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ne sont plus que 2 700 environ aujourd'hui.

Avec AFP et Reuters

 

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