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ÉTATS-UNIS

Baltimore : Obama condamne les violences et admet une "crise latente avec la police"

Barack Obama a évoqué mardi 28 avril une "fracture latente" entre la police et les jeunes Afro-américains.
Barack Obama a évoqué mardi 28 avril une "fracture latente" entre la police et les jeunes Afro-américains. Saul Loeb, AFP
3 min

Le président américain a condamné mardi les violences qui ont eu lieu la veille à Baltimore entre manifestants et forces de police. Barack Obama a aussi évoqué une fracture entre la jeunesse afro-américaine et la police.

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Barack Obama a condamné mardi 28 avril les violences qui ont éclaté la veille à Baltimore (Maryland, est du pays) entre la police et des manifestants, de jeunes Afro-Américains pour la plupart. De violentes émeutes ont débuté lundi après l'inhumation d'un jeune homme noir, Freddie Gray, 25 ans, mort quelques jours plus tôt dans des circonstances encore inexpliquées alors qu'il avait été arrêté par la police.

Une enquête a été ouverte mais de nombreux habitants de la ville estiment qu'il ne s'agit que du dernier exemple en date des brutalités policières auxquelles ils sont régulièrement confrontés.

"Nous avons vu trop d'exemples d'interactions entre la police et [...] des gens, surtout des Afro-Américains, souvent pauvres, qui soulèvent des questions troublantes", a déclaré Barack Obama, en reconnaissant que les États-Unis étaient confrontés à une crise latente avec la police, notamment dans ses relations avec les Noirs.

Briques, cailloux, bâtons...

Les émeutes ont contrasté avec le calme et la sérénité qui avaient marqué la cérémonie des obsèques elle-même, la famille de la victime appelant à la retenue.

De nombreux lycéens qui semblaient tout juste sortir de l'école ont commencé à s'en prendre aux forces de police stationnées dans la ville en lançant briques, cailloux, bâtons, bouteilles...

Le début de journée, lundi, s'était déroulé dans le calme "mais ensuite des gangs et des voyous ont pris le contrôle, leur seule volonté était d'apporter la violence et de détruire la ville", a expliqué le gouverneur de l'État du Maryland, Larry Hogan.

Les forces de l'ordre ont rapidement été prises de court et plusieurs supermarchés ont été pillés et incendiés, tout comme des voitures et des véhicules de police. Plusieurs reporters ont également été attaqués et se sont fait voler du matériel.

235 arrestations selon la police

Des centaines de militaires de la Garde nationale lourdement armés et de policiers sillonnaient mardi les rues de cette ville de 620 000 habitants, promettant d'y ramener l'ordre. Des manifestants s'étaient de nouveau rassemblés dans la rue mardi à la mi-journée.

Une vingtaine de policiers ont été blessés depuis le début des incidents et environ 235 personnes ont été arrêtées, a précisé la police mardi. La mairie a prévu l'instauration d'un couvre-feu à partir de mardi 22 heures locales et ce pour une semaine. Le gouverneur a décrété l'état d'urgence dans cette ville située à une soixantaine de kilomètres de la capitale fédérale.

Les écoles étaient fermées mardi, même si certains craignaient que cela ne permette à des lycéens de descendre dans les rues.

Chômage latent

Les autorités ont appelé les parents à surveiller leurs enfants. Des images à la télévision montraient la scène étonnante d'une mère de famille giflant apparemment son fils en le houspillant pour qu'il enlève sa cagoule avec laquelle il avait pris part aux émeutes.

Baltimore, l'une des villes les plus violentes des États-Unis au début des années 1990, avait connu un certain retour au calme depuis plusieurs années et de nombreux quartiers ont été réhabilités.

Certaines zones de la ville restent cependant très pauvres. Selon le site Internet américain Vox.com, plus la moitié de la population était sans emploi entre 2008 et 2012 dans le quartier d'origine de Freddie Gray.

Avec AFP
 

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