NIGERIA

Près de 300 femmes libérées d’un fief de Boko Haram par l'armée nigériane

Des femmes ont manifesté à Lagos le 7 mars pour réclamer la libération des lycéennes de Chibok.
Des femmes ont manifesté à Lagos le 7 mars pour réclamer la libération des lycéennes de Chibok. Pius Utomi Ekpei, AFP

L'armée nigériane a annoncé avoir libéré 200 jeunes filles et 93 femmes mardi dans un fief de la secte islamiste Boko Haram. Il n’est pas pour l’instant confirmé qu’il s’agisse des lycéennes de Chibok.

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L'armée nigériane a affirmé mardi 28 avril avoir libéré 200 jeunes filles et 93 femmes dans un fief du groupe islamiste Boko Haram, sans confirmer si certaines d'entre elles faisaient partie des jeunes filles enlevées à Chibok il y a un an.

"Les troupes ont pris et détruit cet après-midi trois camps de terroristes dans la forêt de Sambisa", un des principaux repaires de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, a déclaré le porte-parole de l'armée Chris Olukolade dans un communiqué, faisant référence à un district de l'État de Borno (nord-est).

"Il n'est pour l'instant pas confirmé que les filles soient celles de Chibok. On vérifie l'identité des personnes libérées", a-t-il ajouté, sans préciser combien de temps allait durer l'identification des personnes libérées.

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Le 14 avril 2014, 276 lycéennes avaient été enlevées par les islamistes de Boko Haram dans le dortoir de leur lycée pour filles de Chibok.

Cinquante-sept adolescentes avaient réussi à s'enfuir dans les heures qui avaient suivi le kidnapping. Mais on n'a aucun signe de vie des 219 otages, depuis la vidéo diffusée en mai 2014 par Boko Haram, qui montrait une centaine de lycéennes voilées récitant des sourates du Coran.

Attaque au Niger

Une coalition régionale composée du Tchad, du Niger, du Nigeria, du Cameroun et du Bénin est active depuis quatre mois contre Boko Haram. La secte islamiste a mené samedi une attaque contre une position de l'armée du Niger sur le lac Tchad dans laquelle 46 soldats nigériens et 28 civils ont été tués.

Ces pertes sont les plus lourdes subies par le Niger depuis que le pays est entré en lutte contre le groupe armé nigérian en février.

Un deuil national de trois jours sera observé à partir de mercredi "sur toute l'étendue du territoire national et les drapeaux seront mis en berne", ont fait savoir les autorités nigériennes.

Le ministre de l'Intérieur, Hassoumi Massaoudou, qui s'exprimait mardi soir sur la radio publique, a également fait état de "156 terroristes tués", dans le premier bilan officiel communiqué par Niamey.

Karamga, attaquée samedi à l'aube par des islamistes, a depuis lors été reprise par l'armée nigérienne, a-t-il affirmé. La ville avait déjà été attaquée le 20 février par le groupe islamiste. Sept soldats nigériens et 15 combattants islamistes, ainsi qu'un civil, avaient été tués, selon un bilan officiel.

Aucune attaque importante de Boko Haram n'avait été recensée depuis plus d'un mois au Niger, où le groupe armé nigérian avait multiplié les assauts en février.

Avec AFP
 

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