FRANCE

Frais de taxi de 41 000 euros : la présidente de l'INA démissionne

Agnès Saal, alors présidente de l'INA, le 31 juillet 2014.
Agnès Saal, alors présidente de l'INA, le 31 juillet 2014. Dominique Faget, AFP

Après la révélation de ses frais de taxis chiffrés à près de 41 000 euros en 10 mois, la présidente de l'INA Agnès Saal a été contrainte à la démission. La ministre de la Culture lui avait demandé de quitter son poste et de rembourser la somme.

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Mise en cause dans une affaire de frais de taxis, la présidente de l’Institut national de l'audiovisuel (INA) a présenté mardi 28 avril sa démission à la demande de la ministre de la Culture Fleur Pellerin. Depuis 48 heures, Agnès Saal était au centre d’une polémique après les révélations dans la presse sur ses dépenses chiffrées à 40 915 euros auprès de la compagnie G7.

Dans un communiqué publié la veille, la ministre avait vivement réagi à cette affaire en rappelant "son attachement très ferme à l'exemplarité des dirigeants des organismes publics placés sous sa tutelle". Concernant les "frais de déplacement privés de la présidente" de l'INA, Fleur Pellerin avait "immédiatement demandé le remboursement intégral, qui est en cours".

Dans le journal "Le Figaro", la présidente avait pour sa part tenté d’expliquer ces frais exubérants : "En tant que PDG de l'INA, j'ai une voiture de service avec chauffeur à disposition. Mais, comme je ne peux pas le faire travailler 12 à 15 heures par jour ni les week-ends, j'ai également un abonnement aux taxis G7, car je n'ai pas de permis de conduire. Ce dispositif avait déjà existé avant mon arrivée et je l'ai repris." Agnès Saal a par ailleurs reconnu que 6 700 euros de ces frais de taxis étaient imputables à son fils à qui elle avait communiqué ses codes G7. Une "maladresse", selon elle.

La responsable de l’INA avait pris son poste en avril 2014 en remplacement de Mathieu Gallet, aujourd’hui à la tête de Radio France. Ce dernier avait été lui aussi la cible de critiques il y a quelques semaines en raison des coûts des travaux dans son bureau (104 000 euros), de sa nouvelle voiture et d'un conseiller en communication (90 000 euros par an). Il a depuis été blanchi par l'Inspection générale des finances (IGF) qui a jugé que ces dépenses ne présentaient "pas de caractère abusif".

Avec AFP

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