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Berlin soupçonné d’espionner des officiels français et européens pour la NSA

Le siège du BND, les services de renseignement allemands, à Berlin.
Le siège du BND, les services de renseignement allemands, à Berlin. Jörg Carstensen, DPA/AF

Selon le quotidien "Süddeutsche Zeitung" paru jeudi, le renseignement allemand a aidé la NSA à faire de "l'espionnage politique". De nouvelles accusations qui embarrassent le gouvernement de la chancelière Angela Merkel.

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Les services de renseignement allemands auraient espionné, depuis 2008, des "hauts fonctionnaires" français et de la Commission européenne pour le compte de la NSA (Agence nationale de sécurité) américaine, affirme le quotidien "Süddeutsche Zeitung" (SZ), dans son édition du jeudi 30 avril.

"Le BND (les services de renseignement allemands) a aidé la NSA à faire de l'espionnage politique", écrit le grand quotidien de Munich. Selon le journal, des "hauts fonctionnaires du ministère français des Affaires étrangères, du palais de l'Élysée et de la Commission européenne" ont été écoutés via la station bavaroise de Bad Aibling.

Dans le cas de la surveillance des entreprises, l'espionnage industriel n'a pu avoir lieu que "dans des cas isolés", souligne la SZ qui précise que les États-Unis cherchaient à l'époque des "informations sur des exportations illégales". En revanche, affirme le quotidien, citant une source décrite comme digne de confiance et connaissant les procédures au sein du BND, "le cœur [du problème] est l'espionnage politique de nos voisins européens et des institutions de l'Union européenne".

Le gouvernement accusé d'avoir menti

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maiziere, qui était à l'époque chef de la chancellerie et ne pouvait donc pas ignorer, selon plusieurs médias allemands, les activités du BND, a proposé de s'expliquer la semaine prochaine devant la commission d'enquête parlementaire allemande chargée de faire la lumière sur les pratiques de l'agence américaine.

>> À lire sur France 24 : Cybersurveillance : Assange s'inquiète de l'emprise des États-Unis sur la France

Le gouvernement est par ailleurs accusé par l'opposition d'avoir menti en déclarant, le 14 avril dans une réponse écrite au groupe parlementaire du parti de gauche radicale Die Linke, ne rien savoir d'un quelconque espionnage économique par la NSA.

"Je récuse catégoriquement l'affirmation consistant à dire que le gouvernement n'a pas dit la vérité", a déclaré mercredi Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, lors d'une conférence de presse régulière.

Ces révélations embarrassent d’autant plus le gouvernement de la chancelière Angela Merkel car ce dernier s'est toujours posé en victime de ses alliés américains. L'Allemagne avait en effet été choquée à l'été 2013 par les révélations d'Edward Snowden, ancien consultant de la NSA, selon lesquelles l'agence avait mis en place un vaste système de surveillance des communications des Allemands, jusqu'au téléphone de la chancelière, pendant plusieurs années.

Avec AFP

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